Si on la connaît comme chanteuse, Nancy Dérougère est aussi, depuis fin 2012, présidente du village Petite-Rivière. Loin des projecteurs, elle fait du social, comblant un désir qui l’avait poussée à poser sa candidature en 2012. En vue des élections partielles qui auront lieu le 9 février, nous avons rencontré l’interprète de Missie Olivier.
En 2012, c’est le travail social qui l’avait incitée à poser sa candidature. «  Je me suis dit pourquoi ne pas faire quelque chose pour mon village. J’avais l’habitude de donner un coup de main ». Loin de regretter son choix, elle fait ressortir que « c’est une bonne expérience ». Si elle nous avoue que sa profession l’aide beaucoup pour ses travaux dans le village, elle souligne toutefois qu’il faut savoir s’organiser. « Je travaille le soir. Et j’ai ma formidable équipe qui est derrière moi. Nous partageons le travail ». Et de faire ressortir que c’est la première fois qu’une femme est à la tête de Petite-Rivière. « La femme peut maintenant s’avancer à dire qu’elle est égale à l’homme. Banne fam kapav fer n’importe ki travay aster ». Quant aux projets accomplis depuis 2012, elle nous cite le centre de zumba pour les femmes, les rues qui ont été bitumées et éclairées, les activités sportives… Cette année elle ambitionne de créer un jardin d’enfants, d’augmenter le nombre de lampadaires, entre autres. « J’espère que nous arriverons à concrétiser tous ces projets. Avant je ne comprenais pas pourquoi on n’arrivait pas à faire des projets. Mais depuis ki mo ladan, mo comprends ki li pas osi fasil ». Pour l’élection partielle, elle espère que le vainqueur sera à l’écoute des habitants de Petite-Rivière. « Beaucoup de personne sollicitent mon aide. La personne qui gagnera devra beaucoup écouter les gens. J’attends une personne qui méritera son élection. Elle devra aider son village ».