Il n’est jamais bon de tenter de soudoyer un officier de police. Indradeosing Ramjuttun, un homme d’affaires propriétaire de la boutique Top Shop à Gros Caillou, l’a appris à ses dépens lundi. Alors qu’il avait été pris en contravention pour une vingtaine de délits liés à son commerce, dont la vente illégale d’alcool à des mineurs, il a tenté, avec Rs 800, de soudoyer l’inspecteur de police Rajesh Moorghen, responsable du poste de police de Petite-Rivière. L’homme a été arrêté et, par la suite, remis en liberté contre une caution de Rs 5,000 après avoir comparu en cour de District de Bambous.
Le Businessman Indradeo Ramjuttun se souviendra du 12 mars 2012 pendant très longtemps. Ce lundi-là, une équipe de police, composée de l’inspecteur Moorghen et des policiers Juggarnauth, Poolagen et Veerasamy, a effectué une descente dans son lieu de commerce. Depuis environ trois mois, la police de Petite-Rivière avait reçu maintes doléances de la part des habitants de la localité à l’effet que la boutique Top Shop vendait de l’alcool, hors des heures autorisées, à des mineurs de surcroît, autorisant même sa clientèle à en consommer sur place alors qu’elle ne dispose que d’une Off licence.
Sur place, les policiers devaient dresser un chapelet de contraventions – une vingtaine au total – et ont verbalisé le propriétaire avant de le conduire au poste de police pour les formalités d’usage. Sur place, à un moment donné, l’homme d’affaires s’est fendu d’un « Boss, blok sa, nu fini sa par lamem. » Joignant le geste à la parole, il aurait tenté de remettre une somme de Rs 800 à l’inspecteur Moorghen. Lequel – qui a aussi à son actif un cas similaire du temps où il était responsable du poste de police de Bambous – devait alors passer les menottes à l’homme d’affaires et l’incarcérer, sans coup férir. Accusé provisoirement de bribery en cour de Bambous, Indradeosing Ramjuttun a été libéré contre une caution de Rs 5 000.
Selon nos renseignements, depuis cette descente de police au Pop Shop, le poste de police de Petite Rivière a été assaillie de coups de téléphones de félicitations, notamment de la part d’épouses et de mères de familles qui en avaient plus qu’assez de voir leurs époux et fils passer leur temps à boire…