La colère des parents d’élèves de l’école primaire Petite-Rivière Government School ne cesse de s’amplifier depuis la nouvelle qu’une écolière aurait été agressée sexuellement par le jardinier de l’établissement la semaine dernière. Une réunion entre le maître d’école et les parents, organisée hier après-midi, a provoqué des moments de tension suite à la position de la direction de l’établissement sur cette affaire.
Les témoignages recueillis auprès des parents d’élèves indiquent que l’objectif de la réunion était, entre autres, de revoir le système de sécurité de l’établissement scolaire, surtout après que les responsables de l’école aient autorisé le jardinier à récupérer la fillette de 10 ans pendant les heures de classe. Les parents affirment au Mauricien qu’au moment où ils s’attardaient sur ce scandale hier après-midi, le maître d’école leur aurait fait comprendre qu’il avait eu des directives venant de plus haut niveau pour « touf zafer-la ».
La position alléguée du maître d’école à ce propos devait soulever un véritable tollé, provoquant même un “walk-out” des parents d’élèves. Ils ont par la suite manifesté devant l’entrée de l’école, nécessitant l’intervention de la police régulière de Petite-Rivière. Les parents d’élèves disent être tourmentés par ce drame et insistent sur l’urgence de revoir le système de sécurité dans cette école gouvernementale. Ils déclarent ne plus savoir à quel saint se vouer, surtout que, disent-ils, « la PTA est rongée par une guerre intestine ». Selon les recoupements d’informations du Mauricien, ils envisagent d’écrire une lettre formelle au ministère de l’Éducation pour que la situation retourne à la normale à la Petite-Rivière Government School dans les meilleurs délais.
Rappelons que ces parents d’élèves sont sous le choc depuis la nouvelle qu’une écolière de Std VI âgée de 10 ans aurait été abusée sexuellement par le jardinier de l’école, qui n’est nul autre que son oncle. Le suspect, Rajoo Pillay Mamoodee, 50 ans, a été placé en état d’arrestation fin de semaine dernière suite à une déposition formelle consignée par les parents de la présumée victime au poste de police de Petite-Rivière.