L’Agricultural Calamity Solidarity Scheme (ACASS), un fonds de prévoyance, destiné aux planteurs, sera lancé officiellement lundi à l’Auditorium Octave Wiehe, Réduit, par le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire Satish Faugoo. Cette initiative conjointe du Small Planters Welfare Fund (SPWF) et du ministère de tutelle vise à venir en aide aux planteurs enregistrés auprès du SPWF et qui peuvent subir des pertes de récoltes, causées par les calamités naturelles (sécheresse, pluies torrentielles, cyclones…).
L’ACASS sera un fonds de solidarité, consolidé à partir des fonds reçus du gouvernement, des cultivateurs et d’autres sources en vue d’accorder un soutien aux planteurs dont les cultures sont touchées par des calamités naturelles.
Pour être éligible, le planteur doit être inscrit à ce plan. L’exercice d’inscription sera effectué pendant tout le mois de janvier chaque année. De plus, compte tenu de l’année de la mise en oeuvre de l’ACASS, les inscriptions se feront dès que le plan sera lancé et seront étendues sur une période d’un mois.
Le planteur devra nécessairement enregistrer sa récolte en cours ou ses produits agricoles à planter, ainsi que fournir au Fonds son calendrier de culture pour l’année. La couverture du plan prendrait effet deux semaines après qu’un planteur aurait adhéré à l’ACASS. La contribution due par les planteurs lors de l’inscription est déterminée selon des critères bien établis.
En vue de prévenir des pratiques adverses de sélection, les planteurs qui choisiraient d’adhérer au plan après la date d’inscription attribuée paieront une pénalité au-delà de la contribution fixée au taux de Rs 500/hectare (0,5 arpent) et Rs 250 (0,25 -0,5 arpent). De ce fait, la période d’attente pour la couverture sera alors d’un mois à compter de la date d’inscription.
L’aide sera sous forme d’engrais et de fongicides, de préparation des terres, de programmes de réhabilitation et d’autres facilitées accordées par le gouvernement dans les cas où le taux de pertes dépasserait les 75 %. L’aide sera accordée dès que le seuil fixé pour la déclaration des événements pour chaque calamité serait atteint.
En vue d’assurer la durabilité de ce plan, une assistance sera prévue pour une seule perte de récolte pendant la période de la couverture qui serait réclamée par le planteur.
Toutefois, en ce qui concerne la détermination du degré de perte, des visites sur le terrain seront effectuées sur des terrains-échantillons de référence pour extrapoler le degré de perte d’une région spécifique.
Pour ce qui est de la déclaration de l’événement, l’ACASS sera appelé à fournir une assistance sur les pertes de récolte causées par l’une des calamités naturelles suivantes : sécheresse, pluies torrentielles et cyclone.
Un événement serait déclenché dès que le seuil pour la déclaration de manifestation serait atteint, après consultation avec les Services météorologiques de Maurice (pour des informations météorologiques) et l’AREU (pour des informations sur les dommages des récoltes).
Une méthodologie a été établie pour le paiement de l’aide. Celle-ci sera versée pour les dommages causés par les calamités selon des critères bien établis.
La préparation des terres et les programmes de réhabilitation rapides seront élaborés par le SPWF en collaboration avec l’AREU, le FSC et le MSIRI en vue d’éduquer les planteurs sur les mesures à prendre au niveau du terrain avant et après la survenance de calamités couvertes. Les médias (télévision et radio) seront mis à contribution pour cibler un public plus large. Une brochure sera également publiée et des communiqués seront publiés dans les journaux à forte audience.
En cas de catastrophes nationales (les dommages excédant 75 %), il est souligné que le gouvernement sera prié d’intervenir en vue de fournir davantage d’aide aux planteurs, à savoir 1) éliminer/réduire les intérêts sur les prêts existants du planteur à la DBM, 2) étendre le moratoire sur les prêts existants du planteur à la DBM, 3) fournir des prêts supplémentaires aux planteurs par le biais de la DBM pour recommencer les plantations immédiatement, et 4) envisager la possibilité de fournir des subventions supplémentaires aux planteurs concernés.