À l’affiche à Broadway depuis plus de 25 ans, le célèbre fantôme d’Andrew Lloyd Webber, adapté du roman de Gaston Leroux, a fait une apparition sur la scène du J&J Auditorium, les 29 et 31 août. Le Conservatoire François Mitterrand s’était lancé un nouveau défi en présentant The Phantom of the Opera. Une démarche qui mérite d’être saluée. Les talents locaux (chanteurs, musiciens et danseurs) ont pris plaisir à présenter leur version de cette comédie musicale. Au bout de deux heures et trente minutes, le public a pu découvrir en live le mystère qui se cachait derrière le masque du fantôme.
Il ne fallait surtout pas se rendre au J&J avec un esprit de comparaison. Il ne fallait aussi pas s’attendre à découvrir le même niveau de spectacle que l’on peut voir à l’étranger ou au cinéma. Cette production locale se devait d’être appréciée à sa juste valeur. Dans l’ensemble, lors de la soirée de gala de vendredi, le Conservatoire François ne s’en est pas mal sorti. Pendant plus de deux heures, une centaine d’artistes locaux a tout donné pour offrir un spectacle convenable aux nombreux spectateurs présents, qui n’ont pas ménagé leurs applaudissements.
Celle qui a véritablement tiré son épingle du jeu n’est nul autre que Sophie Némorin, dans le rôle de Christine Daaé. Cette mezzo-soprano a confirmé son talent et volé la vedette à ses amoureux, Jean-Paul Desveaux (le fantôme) et Christophe Montenot (le vicomte Raoul). Ces derniers, ainsi que les autres seconds rôles et figurants, ont parfois eu du mal à se faire entendre. Il aurait fallu un réel effort de préparation et de diction pour mieux servir la langue de Shakespeare.