Quel est le but de cette troisième visite à Maurice ?
Nous sommes à Maurice à l’invitation du ministère de la Sécurité sociale. Nous sommes intervenus dans le cadre des deux jours de formation sur le thème « training and employability » la semaine dernière. Notre intervention a porté sur les barrières qu’il y a autour de l’emploi des personnes handicapées. On a développé un concept qui est celui de l’accompagnement. En juillet dernier nous avions déjà soumis un rapport, avant la présentation de la loi, sur l’obligation de l’accompagnement des personnes handicapées. Nous avons apporté notre contribution à l’adoption de la loi présentée par le ministre de la Sécurité sociale qui prévoit l’obligation par une entreprise d’embaucher d’une personne autrement capable à partir de 35 employés. Nous comptons cette fois rencontrer les organisations et autorités locales de manière à ce que notre séjour à Maurice débouche sur deux conventions. Une première convention est prévue entre notre organisation, l’APIRJSO, et l’organisation mauricienne responsable de la formation et une autre convention entre le ministère mauricien de la Sécurité sociale et l’APIRJSO par le biais du gouvernement français. Ces conventions permettront la formation des formateurs mauriciens en France. Ces derniers pourront assurer par la suite la formation à l’accueil des personnes handicapées. Ce qui est important est qu’aujourd’hui le ministère français s’implique un peu plus sur le dossier. L’ambassade de France a été avertie du projet et nous comptons durant notre séjour rencontrer les autorités françaises pour voir comment la France peut s’appliquer sur le jumelage-handicap. Ce qui est intéressant, c’est que nous sommes la seule organisation française à Maurice à traiter du handicap. Alain Gébert intervient sur la langue des signes mauricienne. Il y a un intérêt aujourd’hui pour qu’on passe à une étape supérieure pour qu’on soit dans l’opérationnel et voir concrètement les effets de ce partenariat avec Maurice et la France.