« Zordi zot inn gagn sok avek eleksyon dan vilaz, dimans zot pou gagn sok dan 5 lavil », a lancé le leader du MMM lors d’un meeting à la Place Taxi à Phoenix hier dans le cadre des élections municipales de dimanche prochain. Paul Bérenger s’est aussi appesanti sur le communiqué émis par l’Independent Broadcasting Authority (IBA) interdisant au public de commenter la campagne électorale sur les ondes des radios privées. « IBA pe rass liberte parol dimounn », a pour sa part affirmé le leader du Remake 2000 sir Anerood Jugnauth. Selon lui, le gouvernement est en train de détruire « tout ce que nous avons construit ».
Pour Paul Bérenger, l’enjeu de ces élections est grand. D’une part, dit-il, il s’agit de « netoye minisipalite », et d’autre part « komans netoy pou redres pays ». Il parle de la satisfaction de l’alliance MMM/MSM devant le déroulement de la campagne électorale. Cependant, il avertit l’IBA : « Fer atansyon, zot pe azir de manyer illégal ». Selon lui, « la loi donne le droit à l’institution d’intervenir lorsqu’il s’agit des élections législatives générales et non lors des élections régionales et municipales ». « Zot pou bizin rann kont », lance-t-il.
« Ase fer dominer », a poursuivi Paul Bérenger, en ajoutant que le gouvernement « pe menas dimounn pe dir pa pou ena devlopman si pas vot zot ». « Se enn viol de la demokrasi. Se enn menas inakseptab. Minisipalite ena so revenu et gouvernman oblize donn so ki inn aloué pou minisipalite ».
Paul Bérenger a également dénoncé « la politisation de toutes les institutions ». « Ziska lokasion tranzat lor laplaz ena politizasion », dit le leader de l’opposition qui trouve que « le pays devient ingérable ».
« Gro Dereck, Bangaleea et Dulull pou trwa invités doner meeting Plaine-Verte (ndlr : l’Alliance Ptr/PMSD), vendredi », devait ironiser Paul Bérenger, qui a longuement commenté l’affaire Gros Derek.
Selon lui, « kot gete ena skandal lor skandal ». Il argue que « Maurice nepli enn l’État de droit ».
Paul Bérenger a aussi déploré « les propos de Nita Deerpalsing selon lesquels SAJ et moi-même aurions rencontré Cehl Meeah 13 fois ».
Pour Paul Bérenger, « l’économie pe dégringoler ». « Jamais pas fine ena enn minis des Finances qui présente enn budget aussi flop ki sa », affirme-t-il en avançant que « le taux de chômage de même que les prix sont en hausse ».
Le leader de l’opposition dit avoir des « dimounn dans STC », et assure la population que « prix pou augmenté kouma eleksyon fini si zot gagn eleksion ».
Le Leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth, qui se présente aussi comme le futur Premier ministre de cette alliance, est arrivé alors que Paul Bérenger était au micro. Ce dernier lui a souhaité la bienvenue avant de poursuivre son discours. Prenant la parole à son tour, SAJ a longuement parlé de l’histoire post-indépendance de Maurice, de son apport à la construction du pays et de la « culture jouisseur » du Parti travailliste. Cependant, il dit relever une grande différence entre le père et le fils Ramgoolam. « SSR ti pli serye malgre kiltir travaillis de mismanagement », lance-t-il. SAJ s’est interrogé sur ce que sont devenues les institutions comme les Citizen’s Advice Bureaux (CAB). Selon lui, ce que font les radios privées aujourd’hui, c’est ce qu’était la tâche des CAB dans le passé, « soit d’enregistrer les doléances des gens ». Pour lui, le gouvernement actuel « défait tout ce que nous avons construit ». Il argue que Navin Ramgoolam ne sait pas exploiter la Zone économique exclusive de Maurice qui est une richesse inestimable pour le pays. « Si mo vinn Premier minis demain, mo pou apport nouvo devlopman ». Il promet de faire de Maurice une duty free island et de créer une industrie de la pêche moderne. Il y aura d’autres projets, poursuit-il.
Sir Anerood Jugnauth devait critiquer le slogan de l’alliance gouvernementale, « Vision nouvelle, ville nouvelle ». « Ki zot inn fer pandan 7 ans. Zot ti tang anba later. Aster là ki pou fer. Zot pe anbet ou », dit-il.
D’autres membres du Remake 2000 ont pris la parole, dont Showkutally Soodhun qui a, entre autres, commenté le dossier Hajj. Selon lui, « ce dossier n’a jamais posé de problème dans le passé, jusqu’à ce qu’Abu Kasenally en prenne la responsabilité ».