La récente découverte d’une photo du Premier ministre sur un site pornographique a vite fait réagir les enquêteurs de la Cybercrime Unit du Central CID en vue de trouver le coupable. Les officiers ont finalement autorisé une jeune femme, interpellée hier dans le cadre de cette affaire, à regagner son domicile après son interrogatoire.

Cette jeune femme de 26 ans a expliqué qu’elle a simplement partagé la photo après l’avoir vue sur Facebook, affirmant qu’elle ne l’a pas postée sur le site en question. Selon les informations de l’Inspecteur Shiva Coothen, l’enquête en cours a révélé un profil Facebook suspicieux, qui semble être à l’origine du placement de la photo.

Quant à la jeune femme, les officiers ont procédé à une fouille à son domicile, examiné son téléphone mobile et sa tablette. Elle a été autorisée à regagner sa demeure mais devra rester à la disposition de la police à des fins d’enquête. Si les éléments contre elle sont avérés, elle pourra être poursuivie sous une charge de « roughly offensive act » et risque une amende maximale d’un million de roupies et une peine d’emprisonnement allant jusqu’à cinq ans.

Pour l’inspecteur Coothen, cette affaire devrait servir de leçon aux internautes mauriciens. « Il faut toujours faire très attention sur les réseaux sociaux. Les partages illégaux et autres commentaires diffamatoires peuvent entraîner des répercussions et des séquelles graves. Et si la personne est trouvée coupable, celle-ci sera fichée et son certificat de caractère sera entaché par sa faute. Par la suite, cela risque de lui poser problème pour toute demande de visa ou d’application à l’Université », explique-t-il.

Pour rappel, la Cybercrime Unit du Central CID a ouvert une enquête après qu’un habitant de Hermitage a porté plainte à la police, lundi 23 janvier, concernant une photo du Premier ministre postée sur un site porno. Le plaignant, qui estime que la réputation de Maurice pourrait être ternie par cette « plaisanterie », a fait une capture d’écran pour ensuite la remettre aux enquêteurs.