De toutes les formes de pollution, la lumière artificielle semble être la plus anodine. Pourtant, lorsque néons et éclairages publics souillent la nuit, les conséquences sur la santé peuvent être extrêmement nuisibles. Un dossier qui méritait sans aucun doute un nouvel… éclairage.
Martine H. a 25 ans et vit dans un petit village du nord. Dans son quartier, à la nuit tombée, le ciel se parsème rapidement d’étoiles que rien, ou presque, ne vient troubler. Pourtant, cette jeune mère de famille vit un calvaire. Chaque samedi, dit-elle, ses voisins allument deux “énormes” halogènes quasiment braqués sur sa chambre à coucher. Du coup, Martine en perd le sommeil. “Kan zot pe alim zot lalimier, mo pa kapav dormi. Sa lalimier la pe ekler tou mo lasam. Mo bizin met enn bando lor mo lizie.”
Martine n’est pas seule dans ce cas. Le plus souvent, il s’agit d’éclairages publics, disposés à proximité de maisons. En témoigne cet habitant de Bois Pignolet (Terre Rouge), électricien de profession, qui affirme que le lampadaire devant sa porte est “éclairé jour et nuit”. Une lumière qui “fatigue”, dit-il, et qui l’empêche de dormir.