Véritable coup dur pour Nandanee Soornack et carton rouge pour le Central CID avec la décision du Directeur des Poursuites publiques (DPP), Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, de stopper les procédures pénales à l’encontre de Yogida Sawmynaden. Cet agent du MSM avait osé prendre en photo sur son téléphone cellulaire la femme d’affaires et activiste du Parti Travailliste alors qu’elle se trouvait au centre de dépouillement Dr Maurice Curé pour les dernières élections municipales le 10 décembre dernier.
À peine un mois après le début de cette Very High Profile Police Enquiry, suivie de très près au plus haut échelon du gouvernement, le DPP a pris les limiers du Central CID par surprise, mercredi, en décrétant un no case to answer en faveur de Yogida Sawmynaden, qui s’est vu restituer ses deux téléphones cellulaires saisis par la police. C’était à l’appel de l’affaire en Cour de Curepipe où les hommes de loi de l’agent du MSM, Mes Mamade Bocus et Robin Appayah, s’apprêtaient à loger une motion visant à faire rayer l’inculpation provisoire.
Yoginaden Sawmynaden avait été inculpé sous l’ICTA, mais après analyse des faits, le DPP est arrivé à la conclusion que « to substantiate such a charge, the enquiry must diclose the use of a telecommunication service. » Or, les photos prises à partir de l’appareil photo du cellulaire n’ont nullement été transmises, poussant le DPP à soutenir que « the enquiry falls short of establishing that the data captured though the mobile phone were indeed transmitted or received through a service provider. »
Justifiant sa démarche, le DPP soutient dans un communiqué que l’enquête du Central CID a été soumis à deux tests majeurs, l’Evidential Test et le Public Interest Test. « The DPP has concluded that there is no evidence of the commission of the existing provisional charge, namely an offense under section 25 of the ICTA », fait-il comprendre.
Le DPP ajoute également que même si Yogida Sawmynaden aurait pu être impliqué dans des incidents susceptibles de troubler la paix publique, il n’est pas dans l’intérêt public d’instruire un procès contre lui sous la section 23 de la District Court Act.
En conclusion, le DPP met l’accent sur le fait que ces incidents n’ont pas fait de blessés et ont été contenus par les policiers de service au centre de dépouillement. Mais depuis mercredi, très peu d’indications ont transpiré sur le sort réservé aux deux inspecteurs de police sanctionnés par des transferts dans le sillage de l’affaire Nandanee Soornack et du surintendant de police, qui a fait l’objet de mesures disciplinaires, maintenant que la décision du DPP leur donne raison dans la façon dont ils ont initialement traité cette affaire avant qu’elle ne soit confiée au Central CID.