Il a reçu le prix Goncourt 2013 pour Au revoir là-haut. Une consécration pour Pierre Lemaitre, qui a découvert tardivement l’écriture, et commencé par les polars, avec une vision cinématographique du genre.
Œil rond, visage ridé comme celui d’un baroudeur, mèche désordonnée tombant en éventail sur le front : Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013, s’affiche aimable, modeste, ne se prenant pas pour plus que ce qu’il est. Avec lui, la littérature reste un plaisir, plaisir de lecteur nourri dès son enfance au roman d’aventure, plaisir d’écrivain pour qui jeter des mots sur le papier n’est ni souffrance extrême ni accouchement au forceps… Le notera-t-on assez ? C’est un parcours inhabituel qui a mené l’auteur d’un premier thriller publié dans la collection jaune des Éditions du Masque à la consécration du Goncourt.
Né en 1951 à Paris, fondateur d’un organisme de formation où il enseigne les littératures françaises et américaines aux bibliothécaires, Lemaitre se jette à cinquante ans passés dans l’écriture. Cinq polars le font remarquer des amateurs du genre, séduits davantage par des intrigues extrêmement habiles que par le flamboiement du style : Travail soigné, Robe de marié, Cadres noirs, Alex, Sacrifices.