Après le succès du Mauritian Tribute to Pink Floyd au Casela en 2017 et suite à l’énorme demande des fans, Thibault de Robillard et son équipe remettent le couvert au Centre Swami Vivekananda, le 30 mars à 20h. Le concert se veut un spectacle musical, avec l’ambition de reproduire le plus fidèlement possible le son et l’esprit de Pink Floyd. Cette production d’Immedia durera environ 2 heures et 25 minutes, avec 25 morceaux qui comptent parmi les plus populaires du groupe.

Les fans de Pink Floyd peuvent se mettre en mode Comfortably Numb et entretenir des High Hopes. Le 30 mars, ils seront gratifiés d’une nouvelle présentation publique du Mauritian Tribute to Pink Floyd. Un concert où seront repris les titres du groupe dans un esprit et selon le concept imaginés par Pink Floyd. C’est suite aux requêtes incessantes des fans qu’Immedia et l’équipe du guitariste Thibault de Robillard ont décidé de renouveler l’expérience. “Le concert au Casela avait été un gros succès. Il y a eu de nombreuses demandes après venant de personnes qui y avaient assisté mais également de gens qui n’étaient pas venus et qui avaient été séduits par les vidéos”, confie Thibault de Robillard.

Il faut dire que Pink Floyd a marqué son époque et fait toujours parler de lui. Le groupe a vendu quelque 300 millions d’albums à travers le monde, avec son rock progressif et psychédélique. Les albums les plus populaires ayant sans doute été The Dark Side of the Moon, The Wall et Wish You Were Here. Les morceaux choisis pour le Mauritian Tribute to Pink Floyd sont principalement issus de ces trois albums. “On fait la seconde époque de Pink Floyd, entre The Dark Side of the Moon et The Wall. C’est la période où Pink Floyd a eu le plus de succès commercialement. Nous nous sommes rendu compte qu’on joue l’album emblématique The Dark Side of the Moon quasiment en entier”, ajoute Thibault de Robillard. Another Brick in the Wall (Part 1), Another Brick in the Wall (Part 2), Comfortably Numb, Brain Damage, Eclipse et The Happiest Days of Our Lives sont quelques-unes des chansons présentées.

Un sacré challenge.

Ils seront douze sur scène pour cette aventure pas comme les autres : Thibault de Robillard (guitare), Eric Desvaux (batterie et chœurs), Marc Giraud (clavier), Steed Lebon (clavier et chant), Yavin Coopan (guitare et chant), Ashvin Seewoochurn (guitare basse), Arnaud Gauthier (chant), Joëlle Citta (chœurs), Mirella Desvaux (chœurs), Audrey Poussin (chœurs), Grace Gauthier (chœurs) et Yony Sunnasy (saxophone). La vidéo-projection sera assurée par Anwar Elahee. Christopher Essoo s’occupe du design de la lumière et le Réunionnais Éric Juret, alias Blanc Blanc, sera l’ingénieur du son.

Il va sans dire qu’organiser un tribute à ce groupe mythique est un sacré challenge. Car il ne s’agit pas uniquement de reprendre les morceaux mais de respecter tout l’univers du groupe en y insérant les moindres détails. Chaque morceau est repris le plus fidèlement possible avec les bruitages ainsi que les projections vidéos, comme le faisaient Pink Floyd lors de ses concerts, qui étaient quasiment des spectacles musicaux. “Nous essayons de faire ce que faisait Pink Floyd sur scène. Il y a quelques groupes qui reprennent ainsi Pink Floyd. Ils ont tous tendance à être fidèles au groupe car c’est ce que les fans attendent. Cela dit, il y a deux ou trois moments où je fais des solos un peu plus personnels, et Marc Giraud également au clavier. Sinon, les arrangements sont les mêmes que ceux de Pink Floyd. Nous avons deux claviéristes et deux guitaristes : c’est quasiment impossible de faire autrement. Jouer les morceaux, c’est très facile, il n’y a pas de difficultés techniques. Mais il faut une concentration du début à la fin pour respecter tous les détails.”

Quatre choristes.

Un challenge rempli de complexités et qui nécessite de longues heures de travail à plusieurs niveaux. Pink Floyd, c’est avant tout les détails, comme le souligne le batteur Éric Desvaux. Thibault de Robillard précise : “Pink Floyd, ce sont de multiples couches. C’est comme un tableau du peintre Rembrandt : tu peux voir un dessin global d’une personne, mais quand tu te rapproches, tu aperçois plein de détails. Il y a un truc de base avec la chanson et les accords, mais tu as des harmonies, des bruitages, différents niveaux d’écoute à l’intérieur de chaque chanson. La construction des sons et des bruitages, ce sont des mois de travail.”

Deux autres représentations de ce concert hommage ont eu lieu, mais en privé : au Morne Anglers Club en 2016 et à l’hôtel La Pirogue en 2017. Sans oublier la représentation publique donnée au Casela en 2017 et qui avait accueilli environ 2,000 personnes. “C’est une version améliorée du concert de 2017. Il y avait des choses que nous avions prévues mais que nous n’avions pas pu faire au niveau visuel. Nous avions une scène qui n’était pas suffisamment grande. C’est le même répertoire qu’en 2017, mais avec cinq chansons supplémentaires. L’ordre des chansons a un peu changé. L’autre différence est que nous avons désormais quatre choristes, alors que nous n’en avions que deux en 2017. Cela fait une grosse différence, dans la mesure où les harmonies sont très importantes dans Pink Floyd.”

Projections vidéos.

Rendre un hommage à Pink Floyd passe invariablement par l’insertion de projections vidéos, d’images et de bruitages. “Au niveau visuel, tous les témoignages vidéos de meilleure qualité sont de cette deuxième époque. David Gilmore était le leader du groupe : Pink Floyd est devenu une référence, une grosse machine, un peu comme Jean Michel Jarre. Quand tu vas voir le concert, tu en prends plein les yeux. Quand tu les regardes sur scène, il n’y a pas un look spécial. Ils ne jouent pas avec le public : tu regardes ça comme tu regarderais une comédie musicale. Ils ne vont pas dire aux gens de taper dans les mains. C’est un spectacle musical. Les gens regardent : ils ont la musique, les lumières, les projections vidéos et les effets vidéos en dehors des projections avec des images psychédéliques ou abstraites. Chaque chanson a un thème visuel. C’est extrêmement important.”

Pour les projections vidéos, ce sont pour la plupart celles utilisées par Pink Floyd dans le concert Pulse. “Quand tu achètes le coffret DVD de Pulse, tu as un troisième DVD en bonus qui est composé uniquement des vidéos projetées sur l’écran central. Quand on joue The Wall (Part 1), tu vois une séquence du film d’Alan Parker. Sur la plupart des chansons, on utilise des vidéos originales. Pour les autres, nous avons créé des vidéos en nous inspirant de l’esprit de la chanson”, soutient Thibault de Robillard.

Reproduire le son de Pink Floyd.

Tous ceux qui font partie de l’équipe sont des fans de Pink Floyd ou “le sont devenus”, comme l’indique Grace Gauthier. Le groupe s’est donné les moyens de réaliser cette prouesse, puisque ç’en est une de répliquer la prestation de Pink Floyd sur scène aussi fidèlement que possible, comme nous avons pu le constater lors des répétitions. Au niveau des voix, on est bluffé par celles d’Arnaud Gauthier et de Steed Lebon, qui se rapprochent des voix originales. L’ensemble musical constitue un véritable plaisir à l’oreille. Chaque solo et chaque mélodie sont scrupuleusement respectés. Chaque erreur est corrigée encore et encore pour arriver à reproduire le plus fidèlement possible le son de Pink Floyd.

À côté de l’énorme sacrifice de soi, traduit par des heures et des heures de répétition, le groupe a aussi investi financièrement dans ce projet. “Nous avons pris un nouveau mixer. Nous avons investi beaucoup d’argent et de temps pour faire marcher ce matériel pour arriver à un résultat.” Thibault de Robillard utilise quatre guitares sur scène “pour avoir des sons différents”, et en a une autre de rechange. Le bassiste a deux instruments avec lequel il jongle. Par ailleurs, il a fallu munir les choristes d’écouteurs et d’un mixer chacune car il est très difficile de faire chanter quatre chanteuses en harmonie si elles ne s’entendent pas bien.

Les répétitions ont débuté en octobre 2018 afin de se donner les moyens de relever l’énorme défi. “Nous avions déjà des morceaux en main mais nous sommes revenus dessus pour y ajouter des détails. Il y a toujours des choses qu’on peut ajouter. Ce sont des heures et des heures de travail. Il y a des bruitages que nous avons pu trouver mais d’autres que nous avons dû créer nous-mêmes.”

Billetterie

Les billets pour le concert sont disponibles chez Otayo au tarif suivant : Rs 900 (debout), Rs 1,200 (siège premium rétractable), Rs 700 (siège standard rétractable). Les billets VIP, à Rs 1,500, sont disponibles uniquement chez Immedia.

Thibault de Robillard (guitariste)

Le leader du groupe Feedback est la tête pensante derrière le Mauritian Tribute to Pink Floyd. Guitariste et soliste hors pair, il a fait partie de nombreuses formations : Phoenix, Paranoid, Larsen, Rockers Metropolis ou encore Perfect Strangers. Outre les deux albums avec Feedback, il a sorti un album solo instrumental en 1993. Il a également participé aux albums de Kaya, Natir et Neshen Teeroovengadum et à ceux d’artistes internationaux comme Conquest for Death ou ADN. Journaliste de carrière, il s’est reconverti en programmeur de sons pour guitare.

Steed Lebon (lead singer et claviériste)

Également membre du groupe Feedback, Steed Lebon a plusieurs cordes à son arc. Claviériste renommé, il possède également une belle palette vocale. Outre le rock, il a évolué dans plusieurs styles : rap, hip-hop, soul et world music. Il a été un des premiers Mauriciens à lancer un album de style européen avec Change. La chanson titre a été numéro 1 dans les charts pendant plusieurs semaines.

Yavin Coopan (guitariste et lead vocal)

Il n’est pas un grand fan de Pink Floyd, mais Yavin Coopan a été bercé par leur musique dans son enfance grâce à ses parents. Il a intégré le Mauritian Tribute to Pink Floyd après un appel à candidatures. Employé dans la communication, il a fait partie de plusieurs groupes, notamment People of the sun et Urban Rhimes.

Ashvin Seewoochurn (bassiste)

Ashvin Seewoochurn est un des membres du groupe Feedback. Il a débuté au sein d’un autre groupe connu, Xenolith, alors qu’il était encore au collège. Longtemps musicien d’hôtel, il est désormais dans l’agrochimie. Il a fait partie de nombreuses formations, notamment Larsen, qui regroupait les membres de Feedback ainsi qu’une chanteuse, et des groupes de rap tels que Beat the teenage magnet et Naughty Boys, où il a côtoyé un certain Bruno Raya.

Eric Desvaux (batteur et choriste)

Eric Desvaux est le batteur du groupe Feedback. Il fait aussi partie des groupes Metropolis et 9ty9 (où il joue de la guitare). Le batteur est également connu pour sa carrière de footballeur au Racing Club de Maurice et à la Fire Brigade. Il a également été sélectionné au sein de l’équipe de Maurice, avec laquelle il a remporté la médaille d’or aux Jeux des Îles de 1985.

Marc Giraud (claviériste)

Marc Giraud a passé 34 ans en Angleterre avant de revenir à Maurice, de tomber sur Thibault de Robillard et de faire partie de l’aventure Mauritian Tribute to Pink Floyd. Adepte du piano et ensuite du clavier, il faisait partie du groupe Speed Limit dans les années 70, qui reprenait des morceaux de Jimmy Hendrix, Deep Purple, Led Zeppelin et Pink Floyd. Il a également été membre du groupe Perfect Strangers.

Yony Sunnasy (saxophoniste)

Saxophoniste de métier dans le circuit hôtelier, Yony Sunnasy est fan de rock depuis toujours. Pink Floyd est l’un de ses groupes préférés. Il a commencé par la guitare et s’est ensuite tourné vers le saxophone, évoluant son répertoire vers le jazz et la variété. Il fait partie du groupe de rock Xenolith, avec lequel il a participé à l’Underground Rock Festival à Tamarin en 2018.

Arnaud Gauthier (lead singer)

Un des lead singers du Mauritian Tribute to Pink Floyd, Arnaud Gauthier est un grand fan de Pink Floyd. Il a rejoint l’équipe après le concert du Morne Anglers Club. Ce directeur et designer d’une agence de communication aux côtés de sa femme Grace (également choriste pour le concert), confie que le chant est un grand hobby. Sa femme et lui ont parfois chanté dans des pubs, notamment aux côtés de Lionel Permal. Il a déjà été accompagné par les Firehawks et a aussi chanté lors d’un concert de levée de fonds aux côtés de Robert Duvergé.

Joëlle Citta (choriste)

Chez Joëlle Citta, choriste pour le concert, la musique se transmet dans le sang. Son père, Stéphane, était chanteur. Elle a participé à l’album de ce dernier, Mo lamour li coumsa, alors qu’elle avait 16 ans. Elle a aussi chanté sur un album d’oldies concocté par Leslie Chaperon. On a également pu découvrir son talent dans la vidéo de la chanson Bouze Moris, un séga pour sensibiliser la population sur la protection de l’environnement.

Mirella Desvaux (choriste)

Mirella Desvaux a longtemps été chanteuse dans le circuit hôtelier. Au sein du groupe Cool Girls aux côtés de Marjorie Sewraz, elle a suivi les traces de son frère Eric en se mettant à batterie. Mirella et Marjorie ont accompagné plusieurs groupes lors d’un concert à l’occasion de la Journée internationale de la Femme.

Grace Gauthier (choriste)

Choriste sur le Tribute, Grace Gauthier est cependant plus versée dans le jazz. Les morceaux d’Aretha Franklin, d’Etta James ou d’Eva Cassidy font partie de son répertoire. Elle connaissait et appréciait certains morceaux de Pink Floyd, sans vraiment savoir qu’ils étaient du groupe. Son époux et elle chantent souvent pour des réceptions privées – mariages et fiançailles, entre autres.

Audrey Poussin (choriste)

Enseignante de profession, Audrey Poussin a toujours trouvé le temps pour vivre sa passion musicale, en chantant dans des cabarets. Elle a eu l’occasion de participer à des événements musicaux intéressants comme Starmania à La Citadelle et Les enfants d’un rêve. Elle a également fait partie du groupe Rising Sun aux côtés des sœurs Clarisse et de Linzy Bacbotte.