Après le transfèrement à Maurice de 12 présumés pirates somaliens âgés de 20 à 45 ans réussi avec brio vendredi soir, les enquêteurs du Central CID attendent de passer à l’étape supérieure avec le début de leurs interrogatoires under warning. À ce matin très peu d’indications étaient disponibles dans les milieux des Casernes Centrales concernant la date du coup d’envoi de cet exercice qui sera mené en collaboration avec deux interprètes somaliens.
Les recoupements d’informations effectués par Le Mauricien indiquent que le Central CID est en attente de la liste complète des avocats qui seront désignés d’office en vue de débuter les interrogatoires under warning des 12 présumés pirates, appréhendés lors d’une l’opération le samedi 5 janvier au large de la Somalie. En marge de cet exercice de questioning, les consultations devront d’abord être engagées entre les détenus et leurs hommes de loi désignés avec le concours de deux interprètes somaliens arrivés à Maurice la semaine dernière.
Les demandes pour le legal aid ont ainsi été effectuées samedi lors de la comparution des 12 détenus devant le tribunal de Port-Louis étant donné qu’ils ne disposent d’aucune ressource financière pour retenir les services de conseils légaux. Les 12 présumés pirates ont juré des affidavits en bonne et due forme devant la magistrate Nalini Senevrayar-Cunden avant que les autorités concernées ne fassent le nécessaires pour les demandes d’assistance légale.
L’autre étape qui devra survenir avant le début des interrogatoires est l’examen médical mené par une équipe de Police Medical Officers. Selon le calendrier de travail établi, ces tests sur les 12 présumés pirates somaliens devront être réalisés aujourd’hui. Un des détenus, qui s’est plaint de douleurs au pied, a par ailleurs été conduit hier à l’hôpital Jeetoo sous forte escorte de la Special Support Unit.
En attendant leurs interrogatoires, sous la supervision des assistants commissaires de police Pregassen Vuddamalay et Heman Jangi, les 12 Somaliens ont rejeté en bloc les accusations de piraterie en haute mer portées contre eux dès leur descente d’avion dans la soirée de vendredi. « Nous ne sommes pas des pirates. Nous sommes des pêcheurs. Nous étions en campagne de pêche quand nous avons été arrêtés par des Français en mer », ont-ils soutenu à plusieurs reprises.
Les présumés pirates somaliens, provisoirement inculpés de « piracy attack on the high seas » sont actuellement détenus au Alcatraz Detention Centre. Leur prochaine comparution en cour est prévue pour jeudi.