François Le Toullec, commandant du bateau des forces navales françaises Le Surcouf, a été appelé à déposer hier en cour intermédiaire dans le procès qui est intenté à 12 Somaliens suspectés d’avoir commis un acte de piraterie le 5 janvier 2013 au large des côtes somaliennes. Devant les magistrats Wendy Rangan et Azam Neeroa, il a fait le récit de ce que lui et l’équipage ont vécu depuis qu’il a reçu un appel de détresse ce jour-là.
Interrogé par l’avocat du SLO, il a dit que dans le message en détresse reçu, son équipage était sollicité pour qu’il aille aider un bateau, le Jasmin, qui était l’objet d’une attaque par un groupe de Somaliens. Le témoin a continué en disant que Le Surcouf s’est rendu sur les lieux indiqués et tout de suite, les Somaliens ont été maîtrisés. Il a précisé que ceux-ci ne portaient pas d’armes.
Le commandant français a aussi indiqué que les Somaliens sont restés sous sa garde pendant vingt jours avant d’être livrés aux autorités mauriciennes.