Les limiers de la CID de Rivière-Noire, menés par l’assistant surintendant de police, ASP Daniel Monvoisin, ont procédé dans la nuit d’hier à ce matin à l’interrogatoire d’un suspect, Jayraj S., susceptible de les aider à élucider les circonstances du crime de Plaine-Magnien. Le cadavre d’une jeune femme avec un sac en plastique placé sur la tête avait été balancé dans le ravin de Plaine-Champagne au cours de la semaine et récupéré par la police dimanche matin. Depuis hier après-midi, la police est en présence d’indications sûres quant à l’identité de la victime. Un dernier exercice de confirmation était prévu dans la matinée avant que l’identité de la victime ne soit révélée.
Les premières informations sont que le nom de la victime pourrait être Steffy ou Stacy H., âgée de 16 ans et fréquentant un lycée privé de Moka. À ce matin, la police se gardait de confirmer ou d’infirmer des informations relatives à des développements dans ce cas de meurtre.
Les recoupements d’informations effectués par Le Mauricien indiquent que des limiers de la CID de la Western Division ont procédé dans la nuit d’hier à ce matin à l’interrogatoire serré d’un premier suspect, se présentant comme le compagnon de la mère, interpellé dans le cadre de cette enquête. Le dénommé Jayraj S. fréquente la famille Stacy/Steffy H. et est très proche de la mère de cette dernière. La victime est orpheline de père alors que la maman se trouverait ces jours-ci en Inde pour suivre des traitements médicaux, indiquent des sources bien informées.
L’arrestation de Jayraj S. fait suite à un exercice d’identification de la victime. Il pourrait être l’une des dernières personnes à avoir vu la victime, qui est de teint clair, en vie. Il a été longuement entendu sur son emploi du temps au cours de la semaine écoulée et ses liens avec les membres de la famille.
À ce matin, très peu de renseignements avaient transpiré de la séance d’interrogatoire de ce suspect. Mais il n’est pas à écarter qu’il soit traduit devant le tribunal de Bambous en cours de journée sous une inculpation provisoire de Murder avant d’être reconduit en cellule policière pour la suite de l’enquête. Toutefois, les enquêteurs de la police maintiennent que des complices auraient pu être présents sur les lieux du crime et d’autres arrestations sont à prévoir le cas échéant.
Ce développement majeur dans la nuit d’hier à ce matin fait suite à un exercice préliminaire visant à établir l’identité de la victime. La pièce maîtresse pour les besoins de cette étape n’a été autre que la couronne dentaire prélevée de la bouche de la victime. Avec cette pièce en mains, des limiers de la CID ont fait le tour des cabinets des chirurgiens-dentistes de l’île pour une collaboration.
La mission des policiers a été quelque peu facilitée parce qu’aux dires des spécialistes, cette couronne dentaire n’aurait pu être fabriquée que par deux de leurs confrères. À partir de là, l’enquête de la CID de Rivière-Noire, qui a bénéficié d’une collaboration de la Major Crimes Investigation Team (MCIT), a pris une autre tournure.
L’enquête en bonne voie
À ce matin, le chirurgien-dentiste qui aurait fabriqué la couronne dentaire devait consigner une déposition formelle avec les hommes de l’ASP Monvoisin pour la confirmation de l’identité de la victime. La principale difficulté de la police pour révéler le nom de la femme, qui est morte étouffée, est qu’elle doit au préalable informer le next of kin de ce meurtre. Les dernières informations disponibles sont que la mère, qui est d’une autre catégorie sociale que son amant, est partie en Inde pour suivre des traitements médicaux. Des recherches sont entreprises au Passport and Immigration Office en vue de déterminer la date de départ et la destination finale en Inde de la mère en vue de prendre contact avec elle. Mais cette étape ne sera franchie qu’avec la confirmation formelle de l’identité de la victime.
L’enquête policière, qui suit son cours, devra établir les raisons pour lesquelles cette femme d’une vingtaine d’années a été exécutée aussi froidement et jetée dans un ravin de Plaine-Champagne. En cours de matinée, les Police Headquarters indiquaient tout simplement que l’enquête est en bonne voie et que le cas est sur le point d’être élucidé, sans aucun autre détail.
D’autre part, des membres de la CID de la Northern Division sont sur le point de boucler l’enquête sur les ossements humains retrouvés dans un freezer abandonné sur un dépotoir de Belmont. Les indications établies avancent que la victime serait un dénommé Vikash Dindoyal, 43 ans, porté manquant depuis octobre de l’année dernière. Il aurait un passé de toxicomane et était en liberté conditionnelle dans une affaire de fraude à l’encontre de son employeur.
Ses parents, habitant Goodlands, qui avaient signalé cette disparition à la police, ont subi des prélèvements en vue de tests ADN pour confirmer l’identité de la victime. En raison de l’état avancé de décomposition, l’autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, n’a pu certifier formellement la cause du décès.