Intervenant hier au Centre social de Plaine-des-Papayes au lancement de la campagne 2012 de Clean Up the World, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Deva Virahsawmy, a exhorté les Mauriciens à assumer leurs responsabilités citoyennes vis-à-vis de la préservation de leur environnement immédiat. Lancée en 1993, la campagne Nettoyons la Terre, tenue avec le concours du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), mobilise chaque année 35 millions de bénévoles dans 130 pays, dont Maurice.
« Le gouvernement, à travers le ministère de l’Environnement, s’est engagé dans une vaste campagne pour sensibiliser les Mauriciens à préserver l’environnement. Nous devons tous réaliser que le GM ne s’épargne aucun effort. Maintenant, il ne faut pas que certaines personnes de mauvaise volonté viennent gâcher ce travail », a prévenu le ministre, devant une salle verte bondée dressée dans la cour du centre social de Plaine de Papaye. C’était en présence des deux Private Parliamentary Secretaries (PPS) de la région, le Dr Balkissoon Hookoom et Pratimah Bholah, du président du Social Welfare Committee de Plaine-des-Papayes, Faezal Rujub, et du président du Conseil des districts de Pamplemousse/Rivière-du-Rempart, Chengappa Naidu, entre autres.
« Les Forces vives doivent travailler de concert avec les autorités pour encourager les Mauriciens à assumer leurs responsabilités envers l’environnement. L’environnement c’est l’affaire de nous tous, pas seulement celle du gouvernement », a insisté Deva Virahsawmy.
Rappelant que le thème de la campagne Clean Up the World 2012 est « Notre région… Notre planète… Notre responsabilité », il a exhorté les Mauriciens à prendre conscience de la nécessité de l’implication des membres de la communauté dans la préservation de l’environnement. Le ministre a rappelé les activités organisées à Maurice dans le cadre de cette campagne (voir encadré).
Élaborant sur l’unité de collecte de l’eau de pluie (Rain Harvesting System) qu’il allait lancer peu après dans la cour du centre, Deva Virahsawmy a annoncé que son ministère se propose de répliquer l’installation de telles unités dans les divers centres sociaux du pays. « Si l’expérience s’avère concluante, nous pouvons même envisager de l’étendre au niveau national. Le but c’est de faire de Maurice un pays moderne où l’on sait comment économiser l’eau, l’électricité, en somme les ressources ».
Dans ce contexte, Deva Virahsawmy a demandé à ce qu’on éteigne les néons allumés dans la salle verte, car il faisait assez clair. « Se bann ti zes koumsa ki pou permet nou fer lekonomi pou nou pei », a-t-il lancé, satisfait, après qu’on a éteint ces lampes fluorescentes.
Parlant de la distribution de plantes médicinales locales qui allait avoir lieu peu après, le ministre s’est félicité qu’on se tourne de plus en plus vers la médecine naturelle.
Deva Virahsawmy a ensuite symboliquement jeté des piles, des batteries et autres téléphones portables dans des boîtes prévues à cet effet par Mauritius Telecom. « Une façon écologique de s’en débarrasser », a-t-il commenté, avant de procéder à la mise en terre d’une plante dans la cour du centre social.