La victime a déposé une plainte au poste de Police de Plaine Magnien

Un “Attendant” de l’hôpital Nehru a été arrêté hier soir en possession de psychotropes, qu’il tentait de vendre à des jeunes. Son arrestation a eu lieu après qu’une habitante de Rose-Belle, âgée de 36 ans, a rapporté à la police que sa fille n’était pas rentrée après ses heures de classe.

La police a alors déclenché une opération de recherche dans la soirée. En arrivant dans la région de Plaine-Magnien vers 22h15, la police a été intriguée par la présence d’une bande de jeunes dans la rue à cette heure tardive. Une fille se trouvait parmi eux. En contrôlant leur identité, les policiers ont constaté qu’il s’agissait de la fille qui était portée manquante. Elle était en compagnie d’un Attendant de l’hôpital Jeetoo, âgé de 19 ans, et de quatre autres jeunes âgés de 15 à 19 ans. Ils ont tous été conduits au poste de police pour un interrogatoire. L’employé d’hôpital a lui été conduit dans la “charge room” pour une fouille corporelle.

La police a retrouvé sur lui un récipient vide, qui aurait contenu des psychotropes, une fiole renfermant un liquide soupçonné d’être du psychotrope, 11 pilules de cette même drogue, une seringue dans un morceau de sac en plastique et un autre récipient contenant un médicament liquide. La police le soupçonne d’avoir pris tous ces médicaments en douce dans la pharmacie de l’hôpital et de les revendre au marché noir. D’ailleurs, le suspect n’était en possession d’aucun certificat médical pouvant justifier la possession de ces médicaments.

Soumis à un interrogatoire serré, le préposé a lancé : « Sa fiol-la ek sa sering-la, mo finn pran sa dan farmasi lopital san demande. » La police a également saisi sur lui un coup-de-poing américain, dont il a justifié la possession. « Sa li res dan so sintir toule tan pou mo sekirite. » Cet habitant de Trois-Boutiques a été placé en détention au poste de police de Rivière-des-Anguilles et devait être traduit au tribunal de Mahébourg ce mercredi pour son inculpation provisoire. L’équipe de l’ASP Bholah poursuit son enquête pour savoir s’il a bénéficié d’une complicité au sein de l’hôpital.