Une habitante de Plaine-Verte, âgée de 43 ans, s’est fait arnaquer par une femme qui lui a fait croire que quelqu’un avait jeté un sort sur son époux de 52 ans. Dans une plainte à la police dimanche, la quinquagénaire avance avoir fait, à travers un proche, la connaissance d’une habitante de Vallée-des- Prêtres, qui a commencé à lui rendre visite. Lors d’une conversation, l’arnaqueuse a allégué que l’époux de la plaignante entretenait une relation extraconjugale. Et d’ajouter que le quinquagénaire était un coureur en raison d’un sort que lui aurait jeté une de ses conquêtes.

La suspecte a alors demandé une somme de Rs 4 000 afin qu’elle contacte une personne qui est impliquée dans des actes de sorcellerie. « Li pou kapav geri to mari », a lancé la suspecte. La victime avance qu’elle a cru en ces paroles, car elle était effrayée à l’idée de perdre son compagnon. Comme elle n’avait pas d’argent en sa possession, elle a proposé des bijoux à la place. Sans informer son époux, la plaignante a donné à la suspecte une boîte contenant deux chaînes en or, une paire de boucles d’oreilles et deux bagues. Cependant, les deux sont tombées d’accord sur le fait qu’après la « guérison » du mari, la suspecte rendrait les bijoux et serait payée Rs 4 000.

La semaine dernière, l’habitante de Vallée-des- Prêtres s’est présentée au domicile de la victime pour l’informer que le sort jeté sur son époux « a été enlevé ». La plaignante lui a alors remis Rs 2 000 sans pour autant obtenir ses bijoux. Par la suite, elle a tenté de contacter la suspecte mais celle-ci ne répondait plus à ses appels. Elle a alors informé son mari qui lui a fait comprendre qu’elle s’est fait duper. Le préjudice s’élève à Rs 26 000.

La victime a déclaré à la police ignorer la véritable identité de la suspecte et qu’elle ne la connaît que par son prénom. De plus, elle ne sait pas où elle réside exactement. Cependant, elle a montré aux enquêteurs les deux numéros de téléphone sur lesquels la suspecte avait l’habitude de la contacter. Grâce à cet élément d’information, les enquêteurs comptent se tourner vers un opérateur de télépho- nie mobile pour savoir sous quel nom ces numéros ont été enregistrés. Cette enquête se déroule sous la supervision du surintendant Paraouty.