Abdul Oomar Rossan (44 ans) a été arrêté par la CID de Port-Louis dans le sillage d’une enquête remontant à février dernier, où ce dernier avait été victime d’une agression à l’arme blanche. Ce jour-là, cet habitant de la rue Gorah Issac, à Plaine-Verte, se trouvait en compagnie de son épouse au volant d’une 4X4 près d’une pâtisserie de la région lorsqu’un dénommé Abdool Hafiz (45 ans) l’avait interpellé. Ce dernier, ex-mari de la femme d’Abdul Oomar Rossan, n’aurait pas apprécié que ce dernier ait épousé religieusement son ancienne compagne, raison pour laquelle il aurait asséné six coups de couteau à l’abdomen d’Abdul Oomar Rossan. Il avait ensuite pris la fuite en passant par le jardin de Plaine-Verte.
Entre-temps, c’est en sang que la victime s’est rendue au poste de police, toujours accompagné de son épouse, avant de s’écrouler peu après. Transporté d’urgence à l’hôpital Jeetoo, il avait dû subir une délicate intervention chirurgicale avant d’être transféré aux soins intensifs. Quelques jours plus tard, la CID de Port-Louis avait mis la main sur son présumé agresseur, qui sera finalement passé aux aveux. Ce dernier fait l’objet d’une accusation d’agression avec préméditation au tribunal de Port-Louis. L’arme du crime, elle, avait été retrouvée et saisie par la police.
L’affaire aurait pu être classée. Sauf que, six mois plus tard, c’est cette fois le suspect, Abdool Hafiz, qui s’est tourné vers la police, affirmant avoir reçu des menaces sur son téléphone portable, tout en disant ignorer l’identité de leur auteur. Raison pour laquelle, dit-il, il ne déplaçait plus sans avoir un couteau sur lui. Dans un premier temps, les hommes du surintendant Sam Bansoodeb ont appris que la carte sim était enregistrée au nom d’une compagnie privée. Le responsable de cette dernière a ainsi été approché, lequel a déclaré aux enquêteurs que le numéro était utilisé par Abdul Oomar Rossan. Arrêté lundi puis conduit au poste d’Abercrombie pour interrogatoire, celui-ci a avoué son forfait, avançant qu’il voulait « faire peur » à son rival. Il a été traduit au tribunal de Port-Louis le lendemain, où une accusation provisoire de “Breach of Information and Communication Technology Act” a été retenue contre lui.