La mort suspecte de Khem Ramtal, dont le corps a été retrouvé sous un pont à Plaine-Verte samedi, a été élucidée durant le week-end. Cet habitant de Vallée-Pitot a été victime d’une overdose de drogue. L’injection mortelle aurait été administrée par un récidiviste notoire.
Samedi, le corps de Khem Ramtal (33 ans) a été retrouvé sous un pont, à Plaine-Verte. Sa mort suspecte a cependant déjà été élucidée. Selon les enquêteurs, cet habitant de Vallée-Pitot aurait succombé à une overdose, laquelle résulterait d’une injection pratiquée par un récidiviste.
Après des indications recueillies dans l’après-midi de samedi, soit peu après la découverte macabre, les policiers ont procédé à l’arrestation de Sooganaden Veeraragoo. Une descente à son domicile, à Plaine-Verte, allait permettre aux enquêteurs de faire une découverte des plus accablantes pour ce récidiviste notoire. Plusieurs pilules de psychotropes, du sirop, deux seringues ainsi qu’une somme de Rs 3 300 ont en effet été saisis, accréditant davantage la thèse de son implication dans le trafic de drogue.
Selon toute vraisemblance, c’est un exercice d’Intelligence Gathering qui a permis aux policiers de remonter la piste du suspect et d’établir qu’il s’agit, dans cette affaire, d’un cas d’overdose. Avant même que le corps ne soit transporté samedi de sous le pont de Maharatta vers la morgue à des fins d’autopsie, les badauds déjà sur place devaient déjà évoquer la thèse de l’overdose. Plus tard, l’autopsie – pratiquée par le Police Medical Officer sur le corps de Khem Ramtal – devait ensuite révéler que la victime est morte des suites d’un « Acute Pulmonary Odemae ».
En l’espace de quelques heures dans la journée de samedi, deux corps ont ainsi été retrouvés. Nicolas Sainte-Marie, alias Kolo (39 ans), a été retrouvé mort le matin même sur les berges d’une rivière située à une centaine de mètres de son domicile, à Cité St-Louis, Pailles. Dans ce cas cependant, la thèse du foul-play a été écartée d’office par les enquêteurs. Lors d’un premier examen du cadavre sur les lieux de la découverte, aucune trace de blessure n’a en effet été décelée, de même qu’aucun élément suspect n’a été retrouvé. De son côté, dans son autopsie, le médecin légiste attribue la mort de Nicolas Sainte-Marie à un oedème pulmonaire. Ancien toxicomane en réhabilitation et père de deux enfants, il vivait séparé de son épouse. Aucun membre de sa famille n’a porté attention à la disparition de ce marchand de légumes dans la soirée de vendredi jusqu’à ce que son corps soit finalement retrouvé le lendemain matin.