Les planteurs de canne à sucre et de thé de Dubreuil ont exposé les difficultés auxquelles ils font face au ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun. C’était lors d’une rencontre qui a eu lieu jeudi au centre communautaire de Dubreuil, dans le cadre de la mise sur pied d’un plan agricole. Un document écrit avec toutes les doléances et suggestions des planteurs de Dubreuil sera envoyé au ministre.
Les planteurs souhaitent que le coût du bail pour les terrains de plantation de cannes à sucre soit revu à la baisse. Ils demandent que la date du renouvellement du bail, qui se fait actuellement en juillet, soit revue puisque cette période correspond au début de la saison de coupe, où les planteurs n’ont pas encore perçu leurs revenues. Cette situation cause du retard dans le paiement et les planteurs se retrouvent souvent à devoir payer un taux d’intérêt de 8% mensuellement pour les mois allant de juillet à décembre.
Plusieurs problèmes ont été mentionnés, notamment celui de l’irrigation. La mauvaise infrastructure routière est un des principaux problèmes de ces planteurs qui demandent qu’une solution soit trouvée pour décongestionner la route entre Dubreuil et Melrose, route importante dans le transport des cannes au moulin.
Les planteurs déplorent, par ailleurs, le système trop administratif qui leur met des bâtons dans les roues lorsqu’il s’agit de facilités de prêts, de remboursements, entre autres. Ils se sont eux-mêmes proposés dans la diversification puisque l’avenir de la canne à sucre n’est pas garanti. Ils proposent la culture de riz et de bambou et demandent toutefois un soutien financier et matériel du gouvernement.
Surya Narayen Das, éleveur de 30 vaches dans une ferme à l’entrée de Dubreuil, est aussi intervenu et a proposé de donner gratuitement les excréments et l’urine de ses vaches comme fertilisants aux planteurs. Il prend référence sur le «Zero budget natural farming» et soutient qu’avec une vache il est possible de fertiliser 30 arpents de terres (10 kg d’excrément ajouté à 10 litres d’urine). Il demande au gouvernement de lui trouver une solution, car il vit sans eau et sans électricité, le CEB lui ayant demandé Rs 350 000 pour l’installation d’un transformateur.
Le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, leur a affirmé que leurs requêtes et recommandations seront prises en considération. Il soutient que dans quelques semaines, une réunion aura lieu avec tous les partenaires de ce secteur pour discuter d’un plan agricole. Il a également parlé du projet d’un National wholesale market qui nécessitera Rs 350 millions pour une structure moderne et Rs 150 millions supplémentaire pour un nouvel abattoir.