• L’Aloe Purpurea aussi appelé Mazambron remis en valeur

Les assises de l’environnement débuteront dans quelques semaines et d’ici l’année prochaine un plan directeur d’au moins dix pages devra être prêt. L’apport des acteurs engagés dans ce secteur est aussi attendu étant donné que le sujet est crucial pour un petit pays comme Maurice.

Pour sa première sortie, le ministre de l’Environnement et de la Gestion des Déchets, Kavi Ramano, explique que ce plan est préparé pour que les objectifs fixés s’agissant de la protection de l’environnement soient réalisés.

« La mise en terre des arbres ainsi que l’embellissement de nos villes sera un des thèmes durant les assises sur l’environnement », a soutenu Kavi Ramano lors d’une sortie à l’initiative de la Jeune Chambre internationale de Curepipe et Mon-Choisy Limitée samedi matin à Grand-Baie.

C’était l’occasion pour le ministre de faire part de son plan pour les années à venir en matière environnementale. Depuis qu’il a pris les rênes de ce ministère, son objectif est de « travailler sur un plan directeur sur la politique de l’environnement » qui débutera à partir de l’année prochaine. « C’est important que nous puissions couvrir une période d’au moins dix ans », ajoute-t-il.

Dans les semaines à venir, les assises de l’environnement seront lancées et les partenaires intéressés y sont invités, que ce soit les organismes gouvernementaux ou privés, pour un débat d’idées sur une plateforme pour l’élaboration du plan directeur pour les dix prochaines années.

« Il est important que nous écoutions les propos de chacun, mais nous ne pourrions pas travailler en isolation », dit-il, d’où l’importance de travailler avec d’autres opérateurs, des Ong, le privé et des organisations internationales. Selon lui, « d’ici quelques semaines, nous serons en mesure de connaître les dates arrêtées pour démarrer ces assises ».

« Au cours des dernières décennies, nous avons noté une dégradation accrue de notre environnement due à une intensification des activités humaines et aussi par nos actes irréfléchis », soutient le ministre. En ce moment, les deux forêts de qualité à Maurice sont les Gorges de la Rivière-Noire et les îlots proches du littoral nord. Toutefois, il ne manque pas de souligner la présence des plantes envahissantes telles la goyave de chine ou le ravenala.

Alors que notre forêt est très petite en termes de superficie, Kavi Ramano cite l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui soutient que « 60% de nos plantes endémiques sont en danger ». Le pire, c’est que cette instance place Maurice à la troisième place au monde, dont la flore qui est très menacée. Énumérant les avantages des plantes, Kavi Ramano avance également qu’un tiers des plantes endémiques de Maurice ont des vertus médicinales et des recherches effectuées par l’Université de Maurice ou d’autres organismes de recherche l’ont prouvé.

Pour Kavi Ramano, il est « important » de restaurer les plantes endémiques pour pouvoir promouvoir la plantation des arbres. Il avance que son ministère « distribue gratuitement des plantes endémiques, médicinales, décoratives ». Selon ses chiffres, depuis janvier dernier, 24 000 plantes médicinales ont déjà été distribuées et plusieurs arbres décoratifs. Mais pour le ministre, ce nombre est « bas » mais affirme que l’exercice continue. Lors de sa première fonction, le ministre est aussi revenu sur le plan du gouvernement dans la création de trois forêts endémiques.

Étant donné que nous sommes en été et que des pluies abondantes peuvent surgir à n’importe quel moment, Kavi Ramano est conscient de ce phénomène avant que des travaux soient en cours et que les Private Parliamentary Secretaries, le ministère de l’Environnement, et les Collectivités locales ont déjà pris les dispositions. Par ailleurs, la période festive arrive à grands pas et les déchets augmenteront.

Face à cette situation inévitable, il avance que des dispositions ont été prises pour la gestion des déchets. « Il est important que le citoyen assume aussi sa part de responsabilité », dit-il, demandant que « le civisme soit le maître mot et que les mentalités changent tout comme le comportement ». Pour la période de grosses averses, il demande de « ne pas jeter les ordures dans les cours de rivières, canaux et drains, et ce pour le respect de l’environnement ».

Objectif de propager
le
Mazambron à Maurice

L’Aloe Pupurea est une plante endémique de Maurice. Si ses vertus sont de moins en moins connues par la jeune génération, cette plante a prouvé son efficacité contre les blessures ou les douleurs. Et dans le but de propager le Mazambron dans le pays, la Jeune Chambre internationale de Curepipe a pour objectif de mettre en terre 2 000 de ces plantes.

Selon Devina Lobine, membre de JCI Curepipe, 1 000 plantes de Mazambron ont déjà été distribuées à ceux qui sont venus au Mon-Choisy Shopping Mall durant la semaine écoulée. Des plantes ont aussi été distribuées aux organisations non gouvernementales. Avant que les plantes de Mazambron soient plantées samedi, une cinquantaine avaient été mises en terre à Résidence Mère Theresa, à Triolet.

La plantation de ces aloes purpurea a été rendue possible grâce à la collaboration de Mon-Choisy Limitée. Selon la CEO, Jyoti Jeetun, les projets de Mon-Choisy « respectent l’environnement ». À ce sujet, elle cite le parcours de golf arrosé uniquement par l’eau collectée naturellement.

« Dans notre concept, nous avons pris en compte l’aspect environnemental pour nous assurer qu’il y a un bon équilibre entre ce que nous allons créer en termes de bâtiments et d’environnement », dit-elle au Mauricien.

De plus, le projet prend aussi en considération les gens du voisinage pour qu’ils soient aussi inclus. Mais toute cette inclusion n’est pas un travail facile, car plusieurs aspects doivent être pris en compte. « C’est un équilibre compliqué à atteindre, mais nous continuons à trouver des solutions pour que nous puissions arriver à atteindre cette intégration », dit-elle.