Maurice recèle beaucoup de plantes aux vertus médicinales, dont une bonne partie est endémique. Disponibles dans les marchés, quelques-unes sont très prisées. Mais un manque d’encadrement des vendeurs pourrait menacer la survie même de ces espèces, alors qu’une utilisation inappropriée pourrait être nuisible à la santé humaine.
“15% des 694 plantes endémiques et indigènes de Maurice et de Rodrigues ont des vertus médicinales”, confie Ameenah Gurib-Fakim, chercheuse en pharmacologie. Ainsi, le bois de ronde (disponibles dans certains marchés) est utilisé pour lutter contre les calculs rénaux, le bois Bigaignon baisse le taux de sucre dans le corps, alors que le café marron (de Rodrigues) est utile pour les personnes qui ont des problèmes de peau. “On a fait des études préliminaires qui poussent à croire, d’après la composition chimique de ces plantes, qu’il y a beaucoup de vérités dans ce que les gens disent”, souligne la chercheuse.