Cela fait des générations qu’ils y travaillent. Les planteurs de La Chaumière vouent à la terre un respect réel, bien que le travail ne soit jamais de tout repos. L’eau manque, le temps n’est pas toujours clément, mais ils restent toujours fidèles au poste, entretenant l’inquiétude d’être les derniers à travailler la terre. Un matin, Scope les a accompagnés dans les champs.
Le jour vient à peine de se lever. En route pour La Chaumière, nous croisons d’autres personnes aussi matinales : des travailleurs d’usine, des veilleurs de nuit qui s’apprêtent à rentrer, des joggeurs qui profitent de leur samedi pour s’offrir une session de remise en forme au pied de la montagne du Corps de Garde. Sur le chemin qui passe par le flanc droit de cette montagne qui surplombe La Chaumière, nous pouvons contempler le beau paysage verdoyant qui s’offre à nous avec en toile de fond le réservoir de La Ferme qui fait pâle figure, n’étant rempli qu’à moins de 30 % de sa capacité maximale.