Les animateurs de la Plateforme Anti-métro ont manifesté à midi aujourd’hui devant l’Hôtel du Gouvernement pour sensibiliser l’opinion publique sur la nécessité de signer une pétition pour réclamer un référendum sur le projet de métro express. Ils estiment avoir épuisé toutes les démarches pour amener le gouvernement à faire preuve de plus de transparence sur ce projet qui coûtera quelque Rs 17 milliards minimum au pays.
« Nou oule sensibiliz bann Morisien lor nessite signe enn petision pou demann enn referendum lor proze metro express. Le gouvernman Lepep limem finn koz referendum dan so program gouvernmental 2015-2019 lor necessite fer enn referendum kan ena enn proze d’inportans nasional e d’intere piblik. Nou pe pran gouverman au mot ek nou pe demann enn referendum lor sa proze-la », a déclaré au Mauricien le coordonnateur de la plateforme, Jayen Chellum de l’ACIM. Avec 10 autres membres de la plate-forme, il se tenait devant l’Hôtel du gouvernement brandissant des pancartes. La Public Gathering Act n’autorise aucune manifestation dépassant 11 participants dans les rues du pays, sans avoir obtenu au préalable l’autorisation du Commissaire de Police.
Jayen Chellum a rappelé que dans son programme gouvernemental, l’Alliance Lepep, avait affirmé que « Nationwide referendums will be held on matters of utmost importance and relating to public interest… »
Le coordonnateur de la plateforme a par ailleurs réitéré son annonce selon laquelle une pétition pour réclamer un référendum sur le projet de métro express sera circulée. « Jusqu’ici nous avons fait en vain des manifestations, des démarches et même réclamé une rencontre avec les membres du gouvernement pour avoir de plus amples éclaircissements », a-t-il ajouté. « Le ministre du Transport, Nando Bodha, comme le Premier ministre, Pravind Jugnauth, sont restés sourds à toutes nos demandes. Nous n’avons aujourd’hui pas d’autre choix que de faire appel à l’opinion publique pour forcer le gouvernement à nous écouter », a-t-il ajouté.
Jayen Chellum a ajouté que les membres de la Plateforme Anti-métro sont arrivés à la conclusion que le projet de métro express n’est pas dans l’intérêt du pays. « Ce projet est trop entouré de zones d’ombre pour qu’il soit viable », a-t-il dit. « D’autre part, nous ne comprenons pas l’insistance du gouvernement à refuser de nous dévoiler les détails du projet afin que le public puisse lui-même s’en faire une opinion. Mais quoi qu’il en soit, nous restons persuadés qu’il y a des alternatives plus fiables à ce projet grandiose et coûteux, tels le bus way », a-t-il conclu.
Rappelons que la Plateforme Anti-métro comprend une quinzaine de fédérations syndicales, d’ONG et d’organisations citoyennes dont l’ACIM, la FPU, la GSEA, la FTU, la GWF, la FPSOU, la FCSOU, la MLC, Think Mauritius et le RTS.