La Port Louis Maritime Employees Association poursuit sa campagne de dénonciation contre la Cargo Handling Corporation en affirmant ce matin à un point de presse que ladite société traverse une grave crise de management. Le syndicat accuse la direction d’« actes de sabotage » qui affecteraient les activités portuaires. L’état-major réclame une rencontre avec le premier ministre Navin Ramgoolam et l’institution d’une nouvelle direction.
Les membres de la Port Louis Maritime Employees Association (PLMEA) allèguent que « les actes de sabotage du management de la Cargo Handling Corporation (CHC) » contre leur syndicat s’intensifient. La situation est d’autant plus préoccupante que cela affecterait les opérations dans le secteur portuaire. L’état-major de la PLMEA, dont le président Alain Edouard, le secrétaire Fernard Fanor et le Technical Advisor Ashok Subron, dénonce un boycott de la direction sous trois volets : une désorganisation du travail orchestrée par le management, une confusion chez les travailleurs du port qui ont du mal à se situer avec leurs supérieurs hiérarchiques et une politique de deux poids deux mesures concernant les actions disciplinaires. Selon la PLMEA, le départ du Managing Director et la suspension du Human Ressource Manager à la suite d’un rapport interne de l’audit, démontrent des cas de passe-droits ayant contribué à un management crisis à la CHC.
Les dirigeants sollicitent officiellement une rencontre avec le premier ministre Navin Ramgoolam qui est à la tête du « parent ministry » du secteur portuaire. Une lettre sera adressée au Prime Minister’s Officer en ce sens cet après-midi. Les syndicalistes réclament qu’une nouvelle direction soit nommée au sein de la CHC. L’état-major de la PLMEA, qui se dresse comme un challenger à la Port Louis Harbour Dockers Workers Union, se dit prêt à divulguer davantage d’informations sur les « malpractices » dans le port s’il obtient une rencontre avec le premier ministre ou si celui-ci nomme un nouveau management dans ce secteur.
La PLMEA a exprimé par ailleurs une nouvelle fois son opposition à la privatisation du port.