À l’annonce de la fermeture des écoles ce matin, à 6 h 30, de nombreux collégiens étaient déjà en route. Ce qui a provoqué la colère des parents qui se demandent pourquoi les autorités ont mis tant de temps avant de prendre une décision.
Preethi, élève d’un collège de Rose-Hill, a pris le bus à 6 heures à Mahébourg aujourd’hui. Ce n’est que 30 minutes plus tard, vers Rose-Belle, qu’elle a appris l’alerte de pluies torrentielles. « Le chauffeur a dû faire demi-tour pour ramener tous les enfants à Mahébourg. Encore heureux qu’il s’agissait du bus d’école. Comment les enfants auraient fait si c’était un bus normal ? », se demande sa mère, indignée.
Beaucoup d’enfants habitant les régions éloignées se sont retrouvés dans la même situation ce matin. Les parents se demandent pourquoi le ministère de l’Éducation et la météo ont réagi aussi tardivement. « Le ministre doit savoir que les enfants quittent la maison assez tôt pour se rendre au collège, il aurait dû se décider plus tôt. Qui plus est, cela fait plusieurs jours qu’il pleut et la météo avait déjà prévu de la pluie pour aujourd’hui. »
S’expliquant à la radio ce matin, le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, a soutenu qu’il attendait les derniers chiffres de la météo avant de prendre une telle décision. Les responsables de la météo, pour leur part, ont affirmé qu’ils devaient compiler les dernières données.
Pourtant, lorsqu’on consulte la grille de la pluviométrie sur le site de la Mauritius Meteorological Services, on relève qu’à 4 heures ce matin, trois endroits avaient déjà enregistré plus de 100 mm de pluie. Ils sont : Belle-Mare, avec 109,4 mm, Plaisance (140,1 mm) et Souillac (103,8 mm).
Mais le cafouillage ne s’est pas limité au niveau des écoles. De nombreux parents ont été pris de court par l’alerte de pluies torrentielles car ils ne savaient où quitter leurs enfants. Audrey s’est dit contrainte de prendre un jour de congé forcé. « J’ai deux enfants à la maison et je n’avais personne pour les surveiller. »
D’autres encore ont dû affronter les accumulations d’eau et les embouteillages pour arriver à Port-Louis, avant d’apprendre à la radio qu’ils pouvaient rentrer chez eux…