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Plus de 150 défenseurs des droits humains du monde entier se réunissent pendant trois jours à Paris, à partir de lundi, « pour amener du changement et combattre la répression, le racisme et la discrimination ».

Dans un communiqué, les organisateurs, parmi lesquels figurent de grandes ONG internationales, précisent que « le sommet mondial des droits humains » a pour but « d’organiser les vingt prochaines années du travail pour l’avancement des droits humains et la lutte pour le changement ».

Ce sommet s’était tenu pour la première fois à Paris, au palais de Chaillot, il y a exactement vingt ans.

Des participants au congrès seront reçus lundi en début d’après-midi à l’Elysée par le président français Emmanuel Macron, qui s’entretiendra ensuite avec Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH).

Ce congrès se tient alors que les attaques contre des défenseurs des droits humains (DDH) se multiplient, assurent les organisateurs. « En 2017, au moins 312 DDH ont été assassinés », précise le communiqué, « soit deux fois plus qu’en 2015, et dans presque tous les cas les responsables ont agi en toute impunité ».

« Des gouvernements, des entreprises et d’autres entités puissantes harcèlent, espionnent, emprisonnent, torturent et vont jusqu’à tuer des défenseur·e·s des droits humains, uniquement pour avoir défendu les droits fondamentaux de leurs communautés », accuse Andrex Anderson, directeur exécutif de l’ONG Front Line Defenders.

Et pour Cindy Clark, codirectrice exécutive de l’Association pour les droits de la femme et le développement (AWID), « la sécurité des défenseur·e·s, qui sont victimes d’inégalités, d’exclusion, et de formes plurielles de discrimination, est compromise un peu plus chaque jour en raison de leur travail ».

Pendant trois jours, les congressistes assisteront à des réunions, des ateliers de travail et des discussions en groupe, sur des thèmes comme, par exemple, « la protection des DDH », « des stratégies pour l’avenir » ou « comment convaincre dans le contexte actuel ».

« Seront notamment présents le journaliste Matthew Caruana Galizia, lauréat du prix Pulitzer, qui réclame justice après le meurtre de sa mère, la journaliste Daphne Caruana Galizia, il y a un an à Malte; Anielle Franco qui milite pour que justice soit rendue à sa soeur Marielle Franco, militante brésilienne et conseillère élue, assassinée il y a six mois; et Hina Jilani, fondatrice de la Commission des droits humains du Pakistan », précisent les organisateurs.

La cérémonie de clôture, avec la présentation des conclusions du congrès, aura lieu mercredi après-midi au Palais de Chaillot.