Depuis le début de l’été jusqu’à ce jour, le pays a récolté 60% de sa pluviométrie de la saison. Le directeur de la station météorologique de Vacoas se dit confiant que la moyenne des précipitations estivales sera facilement atteinte.
En novembre, le pays a récolté 111% de sa moyenne. Le mois suivant, ce sont 336 mm de pluies (169%) qui sont tombées. Et, depuis début janvier jusqu’à ce jour, l’île a recueilli 145% de sa pluviométrie, ce qui fait un cumul de 379 mm de pluies. L’épisode Bansi aura ainsi contribué à 38% de la moyenne pour le mois de janvier avec un total de 100 mm de pluies en moyenne.
La distribution des pluies depuis le début de l’été a été la suivante : l’Ouest (267 mm), le Nord (217 mm), le Sud (379 mm), l’Est (520 mm) – ce qui fait une moyenne de 200% – et le plateau central (517 mm). C’est durant l’été que Maurice fait le plein côté averses avec une moyenne de 1 344 mm sur l’ensemble de l’île. Le pays a récolté 804 mm à ce jour, soit donc 60% de sa moyenne.
Les services météorologiques ont par ailleurs émis hier un avis de fortes averses orageuses, avis valable jusqu’à 18h ce soir. De fortes averses se sont abattues sur l’île hier. Les régions Est et Sud ainsi que le plateau central ont été copieusement arrosées. Selon Rajan Mangra, il faudra s’attendre à un temps similaire samedi car les conditions atmosphériques demeurent très humides et instables sur notre région, ce qui favorise la formation de nuages actifs à caractère nuageux. Ce n’est que vers dimanche que l’on pourra s’attendre à une amélioration du temps.
Rajan Mangra ajoute que ces pluies qui ont arrosé l’île, provoquant à certains endroits des accumulations d’eau, découlent d’une situation typiquement estivale et qu’il faudra s’attendre cette saison à des activités cycloniques des plus actives et des événements météorologiques extrêmes. « Il faudra s’adapter à la situation car ces événements se manifesteront plus régulièrement et, donc, maintenir certaines précautions », prévient le No 1 des services météorologiques. « Cette saison, nous avons été témoins de plusieurs événements : des fortes houles, des pluies importantes en peu de temps, et qui sont les conséquences du changement climatique… C’est pour cela qu’il faut des prévisions plus pointues et livrées à temps », ajoute-t-il. Des marées de tempêtes, qui se sont produites durant le passage du cyclone Bansi près de l’île de Saint-Brandon, sont d’ailleurs un exemple de ce phénomène. Durant les marées de tempêtes, l’eau a envahi l’îlot Rafaël jusqu’à un niveau atteignant au moins un mètre, submergeant complètement l’île.