Maurice n’accordera pas d’asile politique aux pirates présumés qui seront poursuivis dans le pays, a indiqué ce matin le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans le cadre d’une interpellation du député Veda Baloomoody concernant la date des premiers procès des pirates présumés à Maurice.
Le Premier ministre a, dans sa réponse, rappelé l’ampleur des activités de piraterie qui affectent non seulement les pays de la région mais aussi la communauté internationale. La piraterie coûte entre 7 milliards à 12 milliards de dollars à l’économie internationale.
Ce fléau a atteint une telle proportion qu’aucun pays ne peut y faire face seul. D’où l’importance d’une coordination internationale des efforts maritimes en vue d’optimiser leur efficacité ainsi que l’utilisation des ressources disponibles.
Le Premier ministre a rappelé qu’un accord concernant le transfèrement des pirates présumés à Maurice a été conclu le 14 juillet 2011 avec l’Union européenne. Cet accord, qui définit les modalités pour le transfèrement des pirates présumés, est entré en vigueur le 1er juin 2012. Par ailleurs, l’Union européenne a accordé une enveloppe d’aide de 3 millions d’euros afin de créer les infrastructures nécessaires pour accueillir, juger et incarcérer les pirates éventuels. Maurice sera en mesure d’accueillir jusqu’à 35 pirates présumés à la fois. Un autre accord a été signé entre Maurice et la Grande-Bretagne le 8 juin dernier.
Navin Ramgoolam a précisé que ces accords n’obligent pas Maurice à accepter de demande de transfert. « Each request will be examined on a case-to-case basis by a high Powered Committee. The decision whether to accept or not is ultimately ours. This decision will take into account a number of factors : the geographical limitations ; the evidential strength of a case ; policy considerations relating to capacity whether we have space to accommodate the pirates ; or whether our courts can handle the trial : as well as internal security. »
Le Premier ministre a estimé que le procès n’est qu’une mesure temporaire. La communauté internationale reconnaît que la seule solution viable à long terme à la piraterie réside dans la restauration de la loi et l’ordre en Somalie. « The recent political developments in Somalia with adoption of the new Constitution and the election of a president are positive steps towards the restoration of peace and stability in Somalia. »