La mise sur pied d’une commission d’enquête sur le trafic de drogue, telle qu’annoncée dans le programme électoral de l’Alliance Lepep, a été confirmée aujourd’hui par le Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth. Il répondait à une question sur ce sujet lors de la tranche des questions consacrée au Premier ministre (PMQT). Le PM a par ailleurs indiqué qu’au regard des peines liées à la consommation des stupéfiants, le nécessaire sera fait pour modifier la loi y relative.
C’est le député du MSM, Sudesh Rughoobur, qui avait cherché à obtenir confirmation auprès du chef du gouvernement que durant la dernière décennie, « pas grand-chose n’a été fait au niveau de la prévention et de la réhabilitation ». Il voulait en outre savoir si une agence nationale pour se pencher sur ces questions allait voir le jour. Répondant également à une autre question du député mauve, Franco Quirin, sur la mise sur pied d’une commission d’enquête sur le trafic de drogue, le Premier ministre a répondu par l’affirmative. « Dès que les attributions seront finalisées, le président de la République sera averti pour le coup d’envoi de la commission d’enquête » a indiqué SAJ. À ce propos, le leader de l’opposition, Paul Bérenger, a voulu savoir si les terms of reference incluraient seulement le trafic de drogue ou s’ils étudieraient, de manière plus large, la révision des peines y relatives et les questions liées au Subutex. Ce à quoi, SAJ a indiqué qu’en ce qui concerne les peines, « nous ferons le nécessaire pour amender la loi ».
Le député mauve, Veda Baloomoody, a quant à lui demandé si l’enquête se pencherait également sur le cas des drogues synthétiques. Le PM a répondu que tous les types de drogue sont concernés. Le leader de l’opposition, de demander à son tour si un président a déjà été choisi. Le PM, d’indiquer que la question est en cours d’étude. Le récent démissionnaire du MMM, Alan Ganoo, voulait savoir si un délai serait imposé à la Commission pour compléter la tâche qui lui incombe. « Je suis sûr que le « chair » sera quelqu’un de très responsable. Je ne pense pas qu’il y aura un délai. Il doit avoir toute la latitude requise » pour travailler, estime SAJ.
Le même député devait s’enquérir au sujet du délai imposé aux personnes trouvées coupables pour payer leur amende, soit une période d’un an, conformément à la Criminal Procedure Act. « Nombre d’entre eux ne peuvent honorer la somme due et sont envoyés en prison », a-t-il soutenu avant de demander au Premier ministre s’il ferait de sorte que le délai soit étendu. Mais, celui-ci, de manière tranchée, devait répondre : « Je ne pense pas que cela soit nécessaire. S’ils ne peuvent payer, ils auront à aller en prison ».