Le porte-parole du PMSD Jacques Panglose, qui a animé samedi une conférence de presse aux côtés des dirigeantes de l’aile féminine de ce parti, a apporté un démenti catégorique à l’opposition concernant les relations entre partenaires du gouvernement et le problème Sik Yuen. Il considère que le Remake tombe dans la démagogie. Selon lui, c’est une façon de faire « normale en démocratie ».
« Lopozisyon pe koz friksyon ant ble ek rouz. Mo tenir aport enn demanti formel a tou sa ban koze-la. Ptr ek PMSD pe travay ansam dan gouvernman. Nou lobzektif se menn a bien seki nou pe fer pou ki tou nou travay profit o pei. Mo tenir pou dir osi ki Xavier-Luc Duval napa finn zoin oken opozan. Dan zoue demokrasi, li normal ki lopozisyon rod fer demagozi. Me pena nanien de fonde dan tou sa ki zot dir », déclare Jacques Panglose. Le porte-parole du PMSD annonce aussi que le vice-Premier ministre et ministre des Finances travaille déjà sur le Budget 2014.
Le porte-parole des bleus a été interrogé pour savoir si le problème Sik Yuen a été résolu. Et il a été catégorique : à l’issue de la dernière réunion du bureau politique des bleus, il a été indiqué que toute décision ne sera connue avant la prochaine rencontre des dirigeants. Aux journalistes qui insistaient pour savoir quand cette rencontre aura lieu, il a seulement soutenu qu’aucune date n’a été fixée à l’heure où il tenait sa conférence de presse.
Autre sujet qui intéressait les journalistes présents à ce point de presse : la remarque qu’a faite le leader du PMSD selon laquelle s’il disposait d’une dizaine de députés, son parti pourrait « faire des miracles ». Jacques Panglose a ainsi jugé normal que tout parti politique aspire à améliorer ses assises.
Intervenant après Jacques Panglose, la présidente de l’aile féminine Vylet Moothia s’est dite satisfaite du congrès tenu à l’auditorium Octave Wiehe le dimanche
2 juin. « La salle était bondée de représentantes de toutes les cellules à travers le pays. Elles étaient déterminées à travailler pour la consolidation du parti. Elles se sont déplacées dimanche dernier, bien qu’il y avait plusieurs autres activités le même jour, dont la Barbé Cup au Champ de Mars, parce qu’elles tiennent à jouer de plus en plus rôle plus important au sein du parti », a-t-elle soutenu.
Élaborant sur le passé du PMSD, Vylet Moothia rappelle que le parti a un riche bilan et a laissé ses empreintes dans le développement économique du pays. « L’Equal Opportunity Act, qui a pu être présentée et votée grâce au soutien du Ptr, résume en quelque sorte toute la philosophie du parti », souligne-t-elle. « Notre cheval de bataille a été pendant de longues années l’égalité des chances à tous les citoyens car nous croyons dans le mauricianisme. Nous avons toujours prôné l’égalité à tous les niveaux, que ce soit l’accès à l’éducation à l’emploi, voire au développement des quartiers résidentiels ».
Vylet Moothia note que même les femmes sentent que la politique de l’égalité leur profite car elles disposent maintenant de toute une panoplie de facilités pouvant faire d’elles indépendantes des hommes de leur situation financière, grâce aux petites entreprises qu’elles peuvent créer et développer. Le développement apporté à Karo Kalyptis témoigne également de la politique du PMSD au niveau de l’amélioration des conditions dans lesquelles se trouvent des quartiers défavorisés, dit-elle.
Interrogée sur l’inclusion de la sexualité dans le cursus scolaire, la présidente de l’aile féminine qualifie l’idée du ministre de l’Éducation d’« excellente ». Toutefois, en sa capacité de pédagogue, elle émet des réserves. « Personnellement, je considère que la sexualité ne peut être traitée comme la biologie par exemple, qui n’est concernée que par l’aspect anatomique. Il s’agit d’une matière qui nécessite une attention plus en profondeur, partant du fait que dans certaines familles, la sexualité relève du tabou. Donc, il faut impérativement que le personnel enseignant soit formé pour pouvoir aborder le sujet avec toute la sensibilité voulue aux élèves. Je pense que l’apport d’un psychologue doit être disponible pour rassurer l’élève qui risque d’être bousculé par tout ce qu’on pourrait chercher à lui inculquer », souligne Vylet Moothia.