Le PMSD souhaite qu’au cas où le Best Loser System (BLS) est aboli qu’il y ait à la place une formule qui garantirait l’harmonie sociale. Le parti, explique son directeur de communication Lindsay Morvan, considère que toute description en termes de communautés devrait disparaître dans la Constitution.
Réunissant la presse hier, Lindsay Morvan était entouré de quelques autres membres du bureau politique du PMSD. Il a, entre autres sujets abordés, commenté le jugement rendu par le comité des droits de l’Homme des Nations unies qui a été saisi, par Rezistans ek Alternativ, du rejet de la candidature des membres de ce groupe aux élections générales parce qu’ils n’avaient pas décliné la communauté à laquelle ils appartiennent.
D’emblée, le porte-parole des Bleus a souligné l’importance d’être très « cautious » quand il faudra apporter des changements à la loi électorale. Le PMSD, a avancé Lindsay Morvan, a des réserves sur la question de renouveler l’exercice d’un nouveau recensement, celui de 1972 étant dépassé.
« Enn nouvo resansman kapav fer reviv animozite kominal. Bizin met lanfaz plis lor linite, alor ki finn ena evolision bann mantalite dan nou sosiete. Aster la ena plis metisaz ek interkiltiralite », a dit Lindsay Morvan. Et de poursuivre : « Avec les mariages intercommunaux, pour quelle catégorie opteront les enfants quand ils devront se faire enregistrer pour les besoins d’un éventuel recensement ? C’est pour tout cela que nous pensons que la Constitution doit cesser de faire état de description communale. »
Abordant le BLS, Lindsay Morvan trouve que le jugement des Nations unies tient compte de la réalité actuelle, c’est-à-dire que ceux qui l’ont rendu réalisent que notre Constitution prévoit que tout candidat doit déclarer sa communauté pour pouvoir prendre part aux élections afin d’être éligible à un siège de Best Loser. Le jugement laisse le soin à la République de Maurice de choisir si elle veut maintenir le BLS ou en finir avec.
Pour le dirigeant bleu, le BLS a assuré, depuis l’indépendance, une répartition équitable, en termes communal, des sièges au parlement. « Les Anglais ont pris en ligne de compte qu’en 1959, 1963 et 1965, il y avait eu des tensions communales à travers le pays. Le BLS a contribué à assurer une stabilité politique », a commenté Lindsay Morvan. Pressé de questions pour connaître la position exacte du PMSD quant à savoir si les Bleus sont pour ou contre l’abandon du BLS, surtout après que le PTr s’est prononcé pour son rejet, il a déclaré que son parti a pris part aux discussions engagées d’une part par le professeur Carcassone, et de l’autre par Rama Sithanen avec les différents partis politiques. Il a ajouté que le PMSD est tenu informé de la teneur des discussions entre le PTr et le MMM.
Parlant de la compensation salariale, Lindsay Morvan a félicité le gouvernement et le leader des bleus, Xavier-Luc Duval, en sa qualité de ministre des Finances. « M. Duval a démontré qu’il a la volonté et le courage nécessaires pour aider les ti-dimounn en accordant une full compensation à ceux qui touchent jusqu’à Rs 8 000. Cela en dépit des défis auxquels le pays a à faire face étant donné la situation économique difficile actuelle », a-t-il déclaré. Établissant une comparaison avec la situation que vivent d’autres pays, Lindsay Morvan a rappelé que ces derniers appliquent le gel, si ce n’est la réduction des salaires.
Le porte-parole des Bleus a annoncé que le 22 septembre le PMSD marquera les 25 ans de députation de son leader. « Il a été ministre de l’Industrie, du Tourisme, le premier ministre de l’Intégration sociale, et, il est actuellement le Grand argentier. Sur son parcours, il laisse toujours son empreinte. Il est constant dans sa ligne de pensée comme dans ses actions », dira-t-il de son leader.