Réunissant la presse hier après-midi, la cellule de communication du PMSD a qualifié l’opposition « d’anti-patriotique » et de « démagogue », faisant tout pour « décourager les investisseurs » et « saper le moral » de la population active du pays. « Dimoun pe debousole ar sa kalite lopozisyon la. Ar zot, ban priz de pozisyon anti-patriotik », a déclaré Lindsay Morvan, directeur de communication. Il était entouré d’autres dirigeants des bleus.
Lindsay Morvan, directeur de communication du PMSD, a affirmé hier, à propos de l’opposition, qu’on a affaire à des « prophètes de malheurs » et des « oiseaux de mauvaise augure ». Il ajoute : « Nou rekonet ki lopozisyon la pou emet kritik kont gouvernman. Me zot reprezant osi lalternans. » Il est ainsi évident, selon lui, que le monde passe par une période économique difficile. Même les pays émergents connaissent un certain recul au niveau de la croissance.
Pour M. Morvan, Maurice, qui ne possède aucune ressource naturelle, parvient tant bien que mal à résister face à la tendance, et ce grâce à sa résilience. Il est connu de tous, souligne-t-il, que la croissance permet de consolider l’économie, qu’elle protège le pouvoir d’achat en sécurisant les emplois existants et en créant d’autres. « Actuellement, notre économie est en pleine restructuration. Nous voulons être moins dépendants de nos marchés jusqu’ici traditionnels, comme pour les marchés d’exportation et les arrivées touristiques. Tous ces facteurs doivent être pris en compte », ajoute le directeur de la communication du PMSD.
Or, fait-il ressortir, certains dans l’opposition veulent comparer Maurice aux pays subsahariens. Ils citent surtout le Botswana, un pays qui possède des mines de diamants, entre autres. « Il est un fait qu’il y a eu une seule année lors de laquelle nous avions enregistré un taux de croissance dépassant le leur. C’était en 2009. », ajoute Lindsay Morvan.
Mais ce qui semble réjouir le plus les dirigeants bleus, c’est que tandis que l’opposition « nage dans la démagogie », les organismes internationaux, eux, continuent d’attribuer au pays des trophées pour la réussite de sa recette économique. Il rappelle ainsi qu’après que le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval, a reçu le trophée du meilleur ministre des Finances du continent africain pour 2012, remis au Japon lors de la réunion bi-annuelle du FMI, l’Institut Mo Ibrahim a accordé cette année encore à Maurice le titre de n°1 africain en termes de bonne gouvernance. Invité à commenter le rapport du PRB, M. Morvan a fait remarquer qu’à un moment où des pays, et non des moindres, envisagent de réduire les salaires des fonctionnaires, Maurice, elle, propose une hausse des salaires. Il préfère laisser le soin aux autorités compétentes et aux syndicats de trouver un terrain d’entente pour discuter du cas de ceux qui se sentent lésés par le rapport. « Nous notons déjà que les syndicats ont eu une rencontre avec le chef de la Fonction publique pour discuter des modalités du comité Errors and Omissions », a conclu M. Morvan.