Dans une courte déclaration lue à son bureau du Paille en Queue Court à 17h45, le ministre du Tourisme Michael Sik Yuen a déclaré qu’il demeurait à son poste de ministre et qu’il restait toujours membre de son parti, le PMSD. Il a aussi affirmé n’avoir aucun conflit personnel avec son leader et ministre des finances Xavier-Luc Duval, et Robert Desvaux, l’ex-président de la MTPA.
Avant de prendre brutalement et sans manière congé des journalistes – qu’il avait pourtant invités – et de fuir les questions à sa déclaration éclair le ministre Sik Yuen a pointé du doigt la presse comme étant responsable de trop de spéculation  depuis le début de la semaine et a évoqué des malentendus comme celui de Robert Desvaux qui, selon lui,  a annoncé publiquement qu’il ne souhaitait pas reprendre son poste à la MTPA. Pour lui, l’affaire est close.
La déclaration de Michael Sik Yuen laisse place à plus d’interrogation qu’elle n’en répond. Elle constitue un véritable défi à son leader Xavier-Luc Duval. En insistant qu’il demeure à son poste et qu’il n’avait aucun conflit personnel avec Robert Desvaux, Sik Yuen va à l’encontre des directives et des affirmations  du leader des bleus. Rappelons que Xavier Duval a exigé, hier, que son ministre quitte son poste, fidèle à sa parole et sur une question de principe. Cela à cause de son acte d’insubordination en limogeant contre son avis le président de la MTPA pour des raisons personnelles.
Renforcé dans sa position par les déclarations pré-ministérielles, Michael Sik Yuen  redistribue les cartes à son leader Xavier Duval et attend la prochaine action de ce dernier. Sera-t-il expulsé du parti ? Xavier Luc Duval va-t-il démissionner de son poste de ministre des Finances ? Ou vont-ils tous jouer le dos rond et avaler les couleuvres en faisant accroire que la révocation de Robert Desvaux, et les invectives entre Xavier Duval et Michael Sik Yuen ne sont que des inventions de la presse ?
En tout cas, les principaux dirigeants du PMSD s’apprêtaient à se rencontrer ce soir pour analyser la mini-déclaration de Michaël Sik Yuen.