Le rehaussement de la notation de Moody’s pour Maurice en cette période de crise internationale, plus particulièrement en Europe, constitue une grande source de satisfaction pour le PMSD. Le responsable de la communication de ce parti, Lindsay Morvan, a estimé samedi à une conférence de presse qu’« il y a de quoi se réjouir, n’en déplaise à certains ».
Établissant une comparaison entre la situation économique actuelle et celle qui avait prévalu durant la période 2000-2005, alors qu’il n’y avait aucune crise grave à affronter, M. Morvan constate que celle d’aujourd’hui est de meilleur augure. Il en veut pour preuve que c’est la première fois que Maurice bénéficie d’une hausse depuis 1995 de la part de Moody’s en termes de notation.
« Certains banalisent cet événement. Or, pour que l’économie d’un pays comme le nôtre soit considérée sur le plan mondial comme étant résiliente alors que sévit toujours la crise, cela a plusieurs significations », déclare Lindsay Morvan. « Cela récompense non seulement notre gestion de la dette, qu’elle soit en roupies ou en devises étrangères, mais il y a également le fait que nos banques peuvent offrir des emprunts à des taux préférentiels, aux PME par exemple, en toute quiétude. Cela cadre bien avec la volonté politique du gouvernement dirigé par le tandem Navin Ramgoolam/Xavier-Luc Duval », ajoute-t-il.
Tout ceci amène Lindsay Morvan à déduire que le pays est efficacement géré. Il voit en l’ouverture qui est actuellement faite sur l’Afrique, à travers des traités bilatéraux en ce qui concerne la double taxation qui sont signés, des signes précurseurs d’échanges commerciaux sud-sud plus approfondis.
Évoquant la campagne Shopping Fiesta, Lindsay Morvan dit qu’il faut que les opérateurs touristiques comprennent que malgré toutes les initiatives de la MTPA, ils ne récolteront pas grand-chose ils ne s’y mettent pas eux aussi. « L’immobilisme de paie pas », explique le porte-parole du PMSD. « Le gouvernement et les organismes d’État ne sont que des facilitateurs ». Il soutient que Maurice peut accueillir des touristes de cultures autres qu’occidentales, pour peu que les établissements hôteliers mettent en place les services à offrir requis. « Il n’y a qu’à voir ce qui se passe aux Maldives, où des hôtels mauriciens reçoivent avec tout le décorum voulu des vacanciers venant des pays asiatiques », soutient M. Morvan.
Sur le dossier des Chagos, Lindsay Morvan affirme que le PMSD s’est toujours senti concerné par le sort de ses habitants. Il rappelle que Jules Koenig, alors leader des bleus, Gaëtan Duval, leader adjoint et Raymond Devienne, président, avaient quitté le gouvernement en 1965, parce qu’ils n’étaient pas d’accord avec l’excision de Diego Garcia sans que les Britanniques versent à Maurice un loyer et embauchent des Agaléens pour leurs travaux entrepris dans l’archipel.
Autre thème abordé par M. Morvan : l’Equal Opportunity Commission (EOC). « C’est avec une grande satisfaction que nous accueillons son premier résultat. Elle confirme sa raison d’être, d’autant plus qu’elle a su mener à bien la médiation entre deux parties, évitant ainsi que le point du litige soit référé au tribunal de l’EOC pour être tranché », conclut Lindsay Morvan.