On raconte que des scouts étaient interrogés sur leur talent de se retrouver dans n’importe quelle situation. A la question « Vous est-il arrivé de vous perdre ? », la réponse fut catégorique : « Jamais ! ». Pour ajouter : « Oui, mais une fois, on s’est posé la question pendant trois jours… »
Par le truchement de la MBCTV, notre PM vient de nous apporter une nouvelle (qui se veut) rassurante : aucun disque dur n’a disparu. S’ensuit la litanie rituelle de la mauvaise foi d’une « certaine section de la presse ».
Or, ledit disque dur a bel et bien disparu. Puis retrouvé, le jour même. Ce qui semble « justifier » la conclusion de notre PM. Alors pourquoi cette interrogation, cette pseudo PNQ ? Pourtant je ne me prends pas pour autre que je suis (ce qui est beaucoup mieux pour tous).
La raison est la suivante : Sauf dans le cas, unique, où le disque n’a « disparu » que pour une poignée de secondes, ET est ensuite retrouvé à sa place normale (dans lequel cas nous pouvons conclure à une distraction sans gravité du chercheur), il y a problème.
D’où ces quelques questions (liste non exhaustive) à notre PM :
1)     Combien de temps l’objet a-t-il été porté manquant ?
2)     Où l’a-t-on retrouvé ?
3)     Combien de personnes ont participé à la recherche ? Qui l’a retrouvé ?
Si la disparition a été d’une durée conséquente, plus qu’une poignée de secondes, personne, pas même le PM ne peut garantir que quelqu’un n’en a pas profité pour faire ou essayer de faire une copie, par exemple.
Si l’objet a été retrouvé dans un endroit AUTRE que sa place normale, le moins pire c’est que le responsable est… irresponsable, et mérite une sanction. Mais c’est peut-être pire : l’objet a été déplacé par quelqu’un d’autre. Pourquoi ?
Si plusieurs personnes ont participé à la recherche, n’importe qui peut remettre, à sa place ou ailleurs, l’objet porté disparu que l’emprunteur momentané convoitait.
Si le PM peut nous affirmer que l’objet n’a disparu que pour quelques secondes, pour être retrouvé à sa place par son utilisateur normal, nous nous faisons le devoir de lui présenter nos excuses, sans réserves.
Mais en l’absence d’une réponse claire du PM à cet effet, il ne nous reste plus qu’à conclure que l’objet en question a bel et bien disparu pour un temps conséquent, suffisamment pour que quelqu’un l’ait eu en sa possession de manière illégale, pour en faire un usage également illégal. Qu’il ait réussi ou non, telle n’est pas la question. Il y aurait alors quelque chose qui ne va pas dans le Royaume du Danemark, aurait pu dire Shakespeare.
Alors Disque dur pas volé ? Ou disque rayé ? Dur, dur…