La Private Notice Question (PNQ) du mardi 30 juillet a concerné les difficultés que rencontrent des médecins spécialistes ayant étudié en France à s’enregistrer et exercer à Maurice. Dans la foulée, c’est le Medical Council Act – loi qui régit l’enregistrement des médecins – qui s’est retrouvé la cible de critiques.

Le leader de l’opposition, vers la fin de la PNQ, a demandé que cette loi soit « amendée », tout comme l’a été le Finance Bill, a-t-il cité.

Le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, a cependant tempéré. Après avoir regretté que Xavier-Luc Duval, qui « était au pouvoir pendant 10 ans », n’a rien fait en ce sens, Anwar Husnoo a déclaré que « ce n’est pas à la veille des élections que nous viendrons avec un ‘bill' » sur le Medical Council Act.

Xavier-Luc Duval a cité plusieurs exemples de spécialistes en médecine qui font face à des obstacles en vue de s’enregistrer à Maurice. Mais le ministre a tenu ferme : « Il y a des procédures à respecter ».

Correct it.

En début de séance et en maintes occasions par la suite, Anwar Husnoo a indiqué que ceux ayant complété leurs études en médecine doivent soumettre leur dossier au Medical Council et compléter 18 mois de « practical and clinical training ». Lors duquel il s’exerce dans plusieurs domaines de la santé.

« Nous voulons que des gens qualifiés travaillent ici à Maurice, mais il y a des procédures à suivre », a déclaré le ministre. Avant d’ajouter : « Why did you not correct it (the law) when you were in power for 10 years? »

Le ministre a rassuré que le gouvernement accueille les spécialistes de n’importe quel pays, dont la France. D’ailleurs, devait-il relever, le ministère avait envoyé l’année dernière des médecins étudier en hexagone. « A lot of doctors trained in France work in Mauritius », a-t-il souligné.

La PNQ s’est conclue sur cette précision, mais le leader de l’opposition a souhaité poser une ultime question. La Speaker s’y est toutefois opposée se basant sur les « lengthy statements » de Xavier-Luc Duval dans ses questions. Ce dernier a tenté en vain de soulever un « point of order ».