Le ministre des Services financiers Mahen Seeruttun, répondant à la PNQ, sur l’inclusion de Maurice à la liste des pays à risques élevés par la Commission européenne, a affirmé que le gouvernement s’est engagé dans une série de mesures visant à améliorer le niveau d’efficacité des institutions financières mauriciennes.

« We are doing everything we can to get out of the list as soon as we can », souligne-t-il.

Pour le leader de l’opposition, Arvin Boolell, en raison de cette situation, le ministre des Services financiers a mis en danger les personnes travaillant dans ce secteur.

« Vous avez échoué en tant que gouvernement dans un secteur qui emploie plus de 1 000 personnes », a soutenu Arvin Boolell.

Le ministre des Services financiers a souligné que dans le cadre du Financial Action Task Force (FATF) Action Plan, Maurice ne connaît pas de problèmes techniques de conformité.

Il a ajouté que le cadre juridique du Anti-Money Laundering and Combatting the financing of terrorism (AML/CFT) a été profondément remanié. A ce jour, dit-il, Maurice est largement en conformité avec 35 des 40 recommandations, contre 14 notations conformes au moment de la publication du rapport d’évaluation mutuelle en septembre 2018.

Arvin Boolell a, par ailleurs, rappelé l’importance du Financial Services Commission (FSC) dans cette situation, demandant au ministre de revoir le rôle de la commission afin d’arrêter les scandales financiers, tels que l’affaire Sobrihno.

Mahen Seeruttun a informé qu’il y a en ce moment un changement à la direction du FSC. « Quelqu’un sera nommé à la tête de la commission prochainement », affirme ce dernier.

Le député Reza Uteem a, quant a lui, voulu savoir si le ministre des Services financiers a procédé à des études afin de connaître l’impact de l’inclusion de Maurice à la liste des pays à risques élevés.

À quoi Mahen Seeruttun a précisé que des rencontres ont eu lieu avec les institutions financières. « It takes time to move out of the list », estime Mahen Seeruttun.

En ce qui concerne le  »bad press » de l’île comme paradis fiscal, le député Xavier-Luc Duval a souhaité savoir ce que fait le gouvernement pour améliorer la réputation de Maurice au niveau international.

Selon Mahen Seeruthun, une firme de relations publiques a été engagée à cet effet.

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