Navin Ramgoolam a commenté hier le budget présenté par Xavier-Luc Duval. Pour le Premier ministre, l’exercice démontre clairement que le gouvernement continue son travail dans la sérénité, le sérieux et la détermination. « C’est un budget de solidarité », a lancé Navin Ramgoolam, ajoutant que l’exercice a été réalisé dans le cadre d’un travail d’équipe. L’occasion pour lui de féliciter le ministre des Finances qui, dit-il, a abattu « un travail formidable en très peu de temps » et « dans un contexte économique difficile ».
Pour le Premier ministre, tout budget est un exercice effectué dans un certain contexte économique. Le monde passe en effet actuellement par une crise financière plus difficile encore qu’en 2008, laquelle touche les marchés d’exportation de Maurice, comme les États-Unis et les pays de la zone euro. Cette crise aura donc des répercussions sur notre pays. « Notre devoir est de chercher à limiter autant que possible les conséquences de cette crise en encourageant l’investissement, en poursuivant les réformes et en consolidant les acquis sociaux », a-t-il continué.
L’objectif consiste à ouvrir l’espace économique aux entrepreneurs, accélérant ainsi le processus de démocratisation de l’économie, tout en donnant les moyens à toute une catégorie de la population (femmes, jeunes, démunis, pensionnés…) de s’épanouir. Le Premier ministre a expliqué que le budget cadre avec sa philosophie consistant à donner à la population les moyens de « tenir sur ses propres jambes ».
« Avoir accès aux finances à un taux de 8,5% est une chance incroyable », reprend-il avant d’observer que le budget prévoit aussi un plan pour le logement pour les plus pauvres ainsi que la classe moyenne. Un budget de l’ordre de Rs 1,5 milliard a été prévu à cet effet.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que le ministre des Finances a présenté un budget « responsable » avec une « vision à long terme ». Mais il faut toutefois se montrer vigilant, poursuit-il. D’où la création d’un Resilience Fund, qui sera utilisé dans l’éventualité où la situation deviendrait plus difficile. « Le budget présente une vision du pays axée sur la modernité, la justice sociale et la modernité », a dit le Premier ministre.
Répondant à des questions de la presse, Navin Ramgoolam a dit ne pas avoir l’intention d’organiser les élections générales avant trois ans. Et d’insister sur l’importance des investissements privés. Admettant que la situation est « dramatique » sur le plan international, Navin Ramgoolam dit enfin n’avoir « aucune visibilité quant à ce que sera l’avenir du pays ».
Rashid Beebeejaun (DPM et ministre des Services publics): « Un budget équilibré »
C’est un budget équilibré. Le budget tient compte tant du social que de l’économie. Il a été présenté courageusement dans un contexte économique difficile.
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Anil Baichoo (VPM et ministre des Infrastructures publiques): « La continuité pour l’infrastructure »
Le ministre des Finances a présenté un budget pragmatique dans un contexte économique très difficile. Le budget n’a pas été un moyen pour vendre des rêves car toutes les dispositions ont été prévues pour son exécution. Le ministre des Finances “means business”. Il a institué un comité de suivi dans son bureau pour s’assurer de l’exécution des mesures budgétaires.
En ce qui concerne l’infrastructure, c’est un budget de continuité. La mise en oeuvre des projets d’infrastructure se poursuivra normalement. À ces projets s’ajouteront le Harbour Bridge et le métro léger.
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Rashid Beebeejaun (DPM et ministre des Services publics) : « Un budget équilibré »
C’est un budget équilibré. Le budget tient compte tant du social que de l’économie. Il a été présenté courageusement dans un contexte économique difficile.
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Sylvio Michel (Les Verts-Fraternels): « Le ministre Duval visait la clientèle du PMSD »
L’impression générale qui se dégage de ce budget c’est que tout va très bien dans le meilleur des mondes. Alors qu’on connaît le contexte de crise mondiale dans lequel nous évoluons et que Maurice ne sera pas épargnée.
Et puis, il me semble qu’avec ce train de mesures annoncées, le ministre Duval visait la clientèle du PMSD plus particulièrement. Il y a du bon, comme l’abolition de cette taxe municipale…
D’autre part, j’estime que dans les domaines qui m’interpelle, comme l’environnement, la pêche, la formation des jeunes et la lutte contre la pauvreté, entre autres, le ministre a frappé fort…