Etienne Sinatambou a nié avec force ce matin avoir quitté précipitamment la rencontre entre les membres du gouvernement et les habitants de Barkly lundi. « Je n’ai pas filé en 4e vitesse et je n’ai eu “chaud” à aucun moment », a-t-il affirmé lors d’un point de presse organisé à son ministère.
Le porte-parole du gouvernement a reconnu « le droit d’être en colère » aux habitants de Barkly dont les maisons empiétant sur le tracé du futur métro seront démolies. Mais selon lui, « le plus grave » aurait été de refuser de venir fournir des explications aux personnes présentes.
II a estimé que l’assistance était composée de « beaucoup de personnes de bonne foi » venues l’écouter. Toutefois, les partis de l’opposition avaient, affirme-t-il, « emmené des personnes venant d’ailleurs pour créer du désordre ». Il s’est par conséquent élevé contre ce qu’il a qualifié de « tentative de récupération indigne » de l’opposition, avant d’affirmer avoir vu des députés de l’opposition « ricaner en dehors de la salle ».
Il en a également profité pour éclaircir ce qu’il considère comme étant des « inexactitudes rapportées dans les médias ». Et d’affirmer que « c’est ainsi que les cinq familles de Barkly n’ont pas été “mises hors de cause” », ce qui « aurait alors signifié qu’elles avaient raisons ». Selon lui, la cour a simplement “set aside” leurs dossiers « parce qu’elles n’avaient aucun locus standi et n’étaient nullement concernées par le tracé du métro ».
Il a également réfuté la déclaration du député Rajesh Bhagwan concernant la nécessité d’un EIA Report pour le projet Metro Express. Et d’expliquer qu’en mai 2014, le gouvernement d’alors, qui comprenait le PMSD, avait décidé que le métro « serait exempté de EIA ». Poursuivant, il soutient que le gouvernement « a le droit d’exempter d’EIA des projets d’intérêt national », ce qui selon lui « s’applique uniquement au projet lancé par le gouvernement ou par un département du gouvernement ». Il a par ailleurs affirmé avoir écrit à la Metro Express Ltd le 21 mars dernier en sa capacité de ministre de l’Environnement pour demander qu’il y ait un EIA Report avant le début du projet.