Une plainte a été déposée au poste de police de Trou-aux-Biches

Un ressortissant suisse de 68 ans, détenteur d’un permis de résidence, a été arrêté par la police samedi soir pour avoir menacé un quadragénaire avec une arme à feu. Le sexagénaire ayant toutefois déclaré qu’il avait « un problème de santé » lors de son arrestation, il a été conduit vers une clinique de Moka, où il a été placé en observation.

L’homme fait l’objet d’une plainte portée contre lui par un responsable de sécurité âgé de 48 ans au poste de police de Trou-aux-Biches vendredi. Selon ce dernier, des membres de personnel de son agence de sécurité assurent la surveillance des villas et appartements dans le nord, ajoutant avoir « l’habitude » de leur rendre visite sur leur lieu de travail afin de s’assurer que « tout est en ordre ».

Or, vendredi après-midi, alors que le plaignant se rendait dans un complexe de villas à Pointe-aux-Biches, une voiture serait alors arrivée avec, à son bord, le ressortissant suisse ainsi qu’un entrepreneur mauricien de 50 ans, qui était au volant. Selon le quadragénaire, le Suisse aurait alors baissé la vitre de sa portière et lui aurait montré une « machette », tout en lui lançant : « Avec ça, il n’y a pas de problème. » A la suite de quoi le véhicule se serait garé devant la villa. Ses deux occupants seraient alors descendus de la voiture avant d’entrer dans la villa. Peu après, le sexagénaire serait revenu, fusil en main, puis aurait pointé l’arme en direction du plaignant. « Ici, il n’y a pas de bordel », aurait-il lancé. Après quoi l’entrepreneur aurait murmuré quelque chose à l’oreille du Suisse avant que les deux hommes ne finissent par partir.

Le superviseur dit avoir été « effrayé » par le comportement du ressortissant suisse, contre lequel il a porté plainte pour « using firearm to endanger life ». Le lendemain, l’équipe du sergent Forod, de la Crime Intelligence Unit, s’est rendue dans la maison du Suisse, à Balaclava, où ce dernier a été appréhendé, de même que l’entrepreneur mauricien. Invité à suivre les policiers au poste, le sexagénaire a invoqué une douleur au dos, prétextant ne plus pouvoir bouger. Alors qu’il était conduit dans une clinique, les maisons des deux suspects, à Balaclava et Pointe-aux-Biches, étaient perquisitionnées, en vain.

Après son interrogatoire, l’entrepreneur a été autorisé à partir. Le ressortissant suisse, lui, n’étant pas détenteur d’un permis de port d’arme, est toujours sous le coup d’une arrestation. La police attend qu’il soit rétabli pour recueillir sa version des faits et décider de la marche à suivre.