Des analyses sont toujours en cours pour connaître la cause de la contamination du bassin de l’estuaire Terre Rouge hier. Des milliers de poissons morts flottant sur l’eau ou rejetés sur la berge avaient été découverts hier par les pêcheurs de la localité. Les autorités concernées espèrent avoir une réponse à cette catastrophe d’ici demain.
Après la découverte par les pêcheurs, de milliers de poissons morts à Mer Rouge hier, les techniciens du ministère de l’Environnement sont allés sur les lieux pour prélever des échantillons. Ceux-ci ont été envoyés au National Environment Laboratory (NEL) pour des analyses. Les résultats seront connus dans deux jours, laisse-t-on entendre dans les milieux concernés, car il faudra les comparer avec ceux des autres organismes concernés par cette affaire.
Le Centre de Recherche d’Albion, sous la tutelle du ministère de la Pêche, a par ailleurs prélevé des échantillons pour des analyses hier matin. La Water Resources Unit, qui dispose également d’un laboratoire, pourrait aussi être sollicitée, afin d’optimiser la qualité des résultats.
Du côté des pêcheurs, c’est la révolte après la consternation car « c’est notre activité qui va en souffrir », martèlent-ils. Généralement, les pêcheurs de Roche-Bois viennent s’approvisionner en appât à cette embouchure de Mer Rouge. « C’est le seul endroit où nous sommes autorisés à pêcher des petits poissons et prélever des goémons pour les appâts. »
De son côté, Judex Rampaul, président du Syndicat des Pêcheurs, déplore le fait que des usines continuent à déverser leurs déchets dans les rivières, alors même qu’on parle du concept Maurice Ile Durable. Il dit également son incompréhension du fait que le gouvernement a investi Rs 10 millions pour le repeuplement du lagon, alors que l’environnement marin continue à subir des dégâts. « Les autorités doivent faire un monitoring de toutes les usines qui déversent leurs déchets dans les rivières voisines. En plusieurs occasions nous avons fait des plaintes sur la pollution dans la région. »
Au ministère de l’Environnement, on rassure que des sanctions seront prises, si jamais des produits chimiques sont décelés dans les échantillons.