Face à la presse ce vendredi 12 juillet, la Police Officers Solidarity Union (POSU) a qualifié « d’injustes » les promotions et les recrutements au sein de la force policière. Plus particulièrement au poste de Deputy Assistant Superintendent of Police.

En effet, Jaylall Boojhawon, porte-parole de la POSU, a pointé du doigt le recrutement de 24 cadet officers, qui entrent en poste comme Deputy Assistant Superintendent of Police.

Pour Jaylall Boojhawon, ces recrutements constituent « une insulte pour les policiers ».

« (Les cadet officers) ont été recrutés parce qu’ils disposent d’un degré dans un domaine spécifique. Toutefois, ils ne disposent d’aucune expérience alors qu’il y a actuellement 2 000 constables qui comptent 29 ans à 30 ans de temps de service et attendent toujours leurs promotions comme caporal. »

Frustration. 

Selon le porte-parole, c’est « l’expérience et l’examen » qui devraient être considérés pour les promotions. Il a souligné que cette situation a « rallongé la frustration » au sein de la force policière.

Dans la foulée, Jaylall Boojhawon a blâmé la position adoptée par la Disciplined Forces Service Commission (DFSC), « complice de ce mauvais système », a-t-il lancé.

Il a également fait ressortir que « 71 promus depuis octobre 2018 » ont été « placés sous ‘assignment' » et « n’ont toujours pas été confirmés à leurs postes », et ce, « après un an ».

« Le Commissaire de police les garde-t-il en otage? » se demande Jaylall Bhoojhawon.

La POSU réclame l’annulation de la nomination de ses jeunes recrus au poste de cadet officers. Ainsi qu’une liste de leurs noms.

Le porte-parole a confié qu’un Judicial Review sera déposé devant la Cour suprême afin de contester cette promotion, « si le Commissaire de police n’assume pas ses responsabilités ».