Le Parti Action libéral, le Mouvement authentique mauricien et le Front solidarité mauricien s’associent pour « créer une troisième force politique ». C’est ce qu’a laissé entendre hier Lutchmeeparsad Ramsahok, leader de PAL, au cours d’une conférence de presse. Des actions conjointes seront entreprises dans un proche avenir afin de faire entendre « la voix du peuple ».
Dire non à l’hypocrisie et au volte-face des leaders des trois grands partis : c’est l’objectif derrière la création de cette plateforme, selon Lutchmeeparsad Ramsahok, leader du Parti Action libéral (PAL). Celui-ci ajoute qu’Eliézer François (Mouvement authentique mauricien – MAM) et lui ont le même profil, puisqu’ils ont tous deux été députés, ministres et syndicalistes par le passé alors que Cehl Meeah (Front solidarité mauricien – FSM) a su prouver qu’il n’est pas nécessaire d’appartenir à un grand parti pour être élu.
Pour le leader de PAL, la situation politique du moment démontre que « les grands partis oeuvrent pour des intérêts personnels ». Il cite l’exemple des meetings du 1er-Mai où il a été plus questions d’attaques personnelles de part et d’autre, au lieu d’adresser les vrais enjeux du moment. « Personne n’a dit comment on va résoudre la dette de Rs 2,4 milliards ou comment on va limiter le licenciement abusif sous les nouvelles lois du travail. »
Cela démontre, selon Lutchmeeparsad Ramsahok, que ces politiciens sont « dépassés ». Pour lui, le peuple a montré son ras-le-bol de la situation en boycottant le meeting de rassemblement du 1er-Mai. « Pour moi, il y avait à peine 13 000 personnes dans les deux rassemblements confondus. »
Lutchmeeparsad Ramsahok dénonce également le renvoi des élections municipales et villageoises. Il ne s’agit, selon lui, que de « delaying tactics » pour ne pas affronter l’électorat. « Pour moi, la réforme électorale n’est qu’une farce. On a dépensé l’argent public avec les rapports Sachs et Carcassonne pour ensuite les mettre à la poubelle. Il en sera de même avec celui qui est en cours. Il n’y aura aucune réforme. Tout n’est qu’un political game. »
La plateforme PAL-MAM-FSM veut s’opposer à cette situation. « Pei pa pou Jugnauth, Ramgoolam, Bérenger », laisse entendre Lutchmeeparsad Ramsahok.