Le leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM) a animé un congrès nocturne à Bois-Rouge, Goodlands, hier en début de soirée. Pravind Jugnauth a axé la majeure partie de son intervention sur le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree et l’allégation de pédophilie pesant sur un enseignant au MITD. Il est également intervenu sur les « relations » qu’entretiendraient une haute personnalité politique, Nandanee Soornack et Rakesh Gooljaury. Son leitmotiv : « Que la vérité et la justice triomphent dans le pays ! » Plus tôt, Pravind Jugnauth a animé une conférence de presse, où il a évoqué le « chaos qui a régné dans le pays » à la suite des grosses averses de mercredi dernier.
Après avoir longuement développé ces thèmes, M. Jugnauth a parlé de « répression » et de la politique « dominer » dont il fait l’objet de la part du gouvernement, se référant évidemment au scandale Medpoint « kot fin met fos sarz lor mwa », de même que l’incendie chez Harish Boodhoo. Il a demandé à l’auditoire de « bien réfléchir » sur les sujets qu’il aborde et « qui sont soutenus par des preuves » avant de « lev ar zot ». Et d’affirmer que sir Anerood Jugnauth n’a pas besoin de redevenir Premier ministre. « Il revient juste pour nous rendre service et sauver le pays. »
Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi, le leader du MSM a qualifié « d’explosive » la situation sociale dans le pays. « La faute au gouvernement » qui, selon lui, est « totalement irresponsable ».
« Il n’y a eu des averses que pendant six heures et le pays a été paralysé. Les routes ont été bloquées, la police et les pompiers ont été dépassés et beaucoup de familles ont souffert. Imaginez si les averses s’étaient abattues pendant trois ou quatre jours. Que ce serait-il passé dans le pays ? » s’est-il interrogé. Entre-temps, a-t-il ajouté, « nous n’avons rien entendu, ni du Premier ministre, ni du Commissaire de police, sur la situation dans le pays ».
Le leader du MSM a également commenté le rapport du juge Domah sur les inondations du 26 mars 2008, qui s’étaient produites à Mon-Goût. Et de citer plusieurs des recommandations du juge et qui, dit-il, « cinq ans après la catastrophe, dorment encore dans les tiroirs ». Pravind Jugnauth rappelle que le gouvernement MMM/MSM avait, entre 2000 et 2005, mis en place un Land Drainage Programme avec un budget initial de Rs 1 milliard afin d’identifier les zones à risques et de construire des drains. « Si sa ti kontinye, pa ti pou ena problem zordi », a-t-il affirmé.
Pravind Jugnauth a par ailleurs dénoncé ce qu’il qualifie de « propos sectaires » du porte-parole de l’Hindu Common Front, Somduth Dulthumun, tenus la semaine dernière. Interrogé sur ses intentions, il admet cependant qu’il ne compte pas consigner de déposition à la police contre ce dernier car « c’est peine perdue », soutenant : « Naryen pa pou arive car ICAC fine perdi so kredibilite. Li enn institysyon ki dan lame Navin Ramgoolam. J’avais espéré que la police, qui a une certaine indépendance, agirait. Mais là aussi, c’est peine perdue. » Pravind Jugnauth a cependant dit attendre la réaction de la police quant à une déposition qu’aurait consignée des travailleurs sociaux.