L’Entente pour la Démocratie Parlementaire (EDP), le mouvement regroupant des petits partis politiques, des syndicats, des individus engagés et des organisations militantes sociales et culturelles ancrées généralement à gauche et dont la présence s’est bien fait sentir dans certaines circonscriptions, entend désormais participer à toutes les élections qui se tiendront à l’avenir dans le pays.
“Nous sommes en train de constituer des comités de quartiers pour les prochaines élections municipales et les villageoises et nous serons encore là pour les élections générales de 2019”, a déclaré Jack Bizlall, vendredi dernier, lors d’une conférence de presse bilan qui réunissait une majorité des candidats malheureux du mouvement. Il était entouré de l’avocat José Moirt, Ivor Tan Yan, Noël Sandian, Mme Tossé, le syndicaliste Atma Shanto, Rowland et Rowin Narraïdoo et une dizaine d’autres personnes.
Pour Bizlall, qui agissait en tant que porte-parole, “2014 a marqué l’histoire de l’EDP, mais l’année 2015 marquera davantage la présence du mouvement auprès de la population car, sous la même appellation ou une autre, il sera de tous les combats”. L’EDP, a-t-il dit, s’est, pour le moment, fixé deux axes dans sa lutte. D’abord, faire avancer le débat autour de l’avènement de la vraie IIe République en démontrant sa différence totale avec le projet antidémocratique que Navin Ramgoolam et Paul Bérenger ont voulu imposer au pays dans leurs propres intérêts personnels et, ensuite, combattre la fracture sociale dans le pays.