Les parlementaires pourront reprendre le chemin de l’hémicycle après neuf semaines de congé forcé, réforme électorale oblige. En effet, la troisième semaine de juin, plus précisément le mardi 17 juin, est présentée comme la date à surveiller pour une éventuelle reprise de la nouvelle session de l’Assemblée nationale. C’est du moins ce que révèlent des recoupements d’informations dans des cerces politiques, même si jusqu’à hier aucune indication formelle en ce sens n’a été relevée. Néanmoins, il devient de plus en plus évident que cette hibernation parlementaire ne pourrait durer au-delà de la dernière semaine avec un éventuel déplacement officiel du Premier ministre, Navin Ramgoolam, en Guinéeéquatoriale pour le prochain sommet de l’Union africaine. Sur le plan local, le comité présidé par l’Attorney General, Satish Faugoo, a quasiment complété le mandat attribué en termes de projet d’amendements constitutionnels par rapport à la réforme électorale, sauf qu’une dernière décision finale des leaders politiques est attendue sur formule d’allocation des six sièges sous la liste B de la proportionnelle, soit celle “Subsuming the Best Loser System”.
Des observateurs privilégient le scénario d’une reprise des travaux de l’Assemblée nationale le mardi 17 juin en tenant en ligne de compte que l’assemblée des délégués du MMM — pour passer en revue l’évolution de la situation sur le plan politique et baliser la marge de manoeuvre d’action politique pour les mois à venir — devrait se réunir le dimanche 15. Force est de constater que le Leader of the House, Navin Ramgoolam, peut également opter pour n’importe quel jour de la semaine et non pas exclusivement un mardi pour le rappel du Parlement.
Cette séance devra être uniquement consacrée à la lecture par le président de la République, Kailash Purryag, du nouveau discours-programme axé sur le projet de réforme électorale ou encore des intentions préliminaires au chapitre de la IIe République. Par la suite, les parlementaires devront se réunir pour élire un Deputy Speaker, un président des comités et avaliser la nomination du nouveau Chairman du Public Accounts Committee (PAC).
Après la déclaration plus que formelle de Navin Ramgoolam à l’effet que le projet de loi sur la réforme électorale ne sera proclamé qu’après les prochaines élections avec la sanction d’un “mandat du peuple”, l’intérêt de la prochaine session de l’Assemblée nationale se résumera aux Transitional Provisions dans la Constitution pour éviter le rejet de candidatures de ceux qui refuseront de décliner leur appartenance communale lors du prochain Nomination Day. Le comité technique, issu de la commission politique présidée par l’Attorney General, s’est déjà penché sur les différentes options avec un amendement majeur pour substituer le “shall” par un “may” moins contraignant dans la clause de la Constitution traitant de l’obligation imposée à tout candidat aux élections générales de déclarer son appartenance communale.