L’année s’est terminée sous les meilleurs auspices pour le MMM, a déclaré samedi Paul Bérenger, qui animait la dernière conférence de presse hebdomadaire de son parti pour 2012 entouré des membres du bureau politique mauve. Il a profité de l’occasion pour présenter ses meilleurs voeux pour la fête de Noël et du Nouvel An à la population. Il le fera pour les membres du bureau politique de son parti le 29 décembre. Le leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth, sera également présent à cette occasion.
Pour Paul Bérenger, le MMM a fini l’année en beauté. Les résultats des élections municipales y compris à Curepipe ont été, selon lui, un véritable tremblement de terre politique. « Ils ont ébranlé les mentalités et ont montré avec éclat que le MMM est de très loin le plus grand parti du pays. En 2013, nous reviendrons avec des propositions afin de rendre le MMM encore plus fort et pour en finir pour de bon avec Navin Ramgoolam », a dit Paul Bérenger. Il a estimé que le Remake 2000 est aujourd’hui plus solide et plus fort que jamais. « Tout le monde reconnaît aujourd’hui que sir Anerood Jugnauth avait eu tout à fait raison de demander à l’électorat de donner une élection correction pour les municipales et qu’un tsunami suivra pour les élections générales », a dit le leader des mauves. Il prévoit que l’année 2013 sera cruciale. « Il y a de forte possibilité que ce soit l’année des élections générales et si ce n’est pas le cas ce sera une année cruciale vers les prochaines élections générales tsunami ».
Pour Paul Bérenger, l’année 2012 a fini très mal pour Navin Ramgoolam. Il a attribué cela à une série de choses, à savoir que les recommandations du PRB ont eu l’effet contraire que ce qu’on attendait, « au budget, qui a été un flop total », à « une série de PNQ qui a dévoilé scandales après scandales », au fait que « le PTr a eu un choc au niveau de élections villageoises », alors que « les élections municipales ont été des élections corrections ». Pour lui, le leader du PTr a sombré dans le ridicule. « La vitesse avec laquelle il a couru après Éric Guimbeau a fait rire », dit-il.
M. Bérenger estime que le comportement de certains ministres suggère que le PM n’a plus d’autorité. « Cela fait douze ans qu’il est Premier ministre. Franchement imaginez ce que j’aurais pu réaliser si l’occasion m’était donnée de servir le pays pendant douze ans. Tout ce qu’il a réussi à faire est de sombrer dans le ridicule, de pourrir toutes les institutions ».
Abordant ce qu’il a appelé l’affaire Nandanee, Paul Bérenger a dit que cela l’a bien amusé d’entendre le Premier ministre parler des dangers qui menacent Nandanee Soornack, en particulier ses allégations à l’effet que Nando Bodha la suivait partout. Le leader de l’Opposition s’est toutefois gardé de faire des attaques d’ordre personnel dans cette affaire. Il s’est contenté de dire que la police a agi illégalement car elle n’avait pas le droit de saisir les portables de l’activiste Sawmynaden, qui d’ailleurs avaient été illégalement saisis par Mme Nandanee.
« Le fait est que deux inspecteurs ont été transférés et que des mesures disciplinaires ont été engagées contre un surintendant de police responsable du poste de Vacoas. Il faudra savoir pourquoi des actions ont été prises contre eux et ce qu’ils ont fait. Selon moi, la police n’a pas trouvé de raisons légales pour ne pas rendre les portables à son propriétaire ».
Paul Bérenger s’est réjoui que le ministre du Travail ait écouté les propositions de l’Opposition et des syndicats en reportant les débats sur les amendements aux lois du travail à l’année prochaine. Il a fait état d’une lettre que lui a adressé Shakeel Mohamed l’invitant à faire des propositions concernant ces amendements. Le leader du MMM a aussi fait état d’une remarque du représentant du Bureau International du Travail qui estime que certains amendements proposés ne s’inscrivent pas dans l’esprit des conventions signées par Maurice. Par ailleurs, Paul Bérenger s’est dit attristé par le fait que non seulement la Cour européenne des droits de l’homme a débouté les Chagossiens qui lui avaient demandé de se prononcer sur leur droit de retour aux Chagos, mais de plus, la pétition signée par des milliers des Mauriciens a été rejetée par Washington. Il a demandé aux Chagossiens de ne pas se décourager. Un gouvernement MMM reprendra, dit-il, une lutte « intelligente et efficiente » pour faire avancer le dossier concernant la souveraineté de Chagos. « Lorsque Maurice aura rétabli sa souveraineté, tous les Chagossiens qui le souhaitent pourront retourner dans l’archipel ».