Le leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM), Pravind Jugnauth, a qualifié de « farce » l’institution d’un Fact-Finding Committee par le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, pour faire la lumière sur les allégations de relations sexuelles avec mineure à l’encontre d’un enseignant d’éducation physique au Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Selon lui, ce FFC devrait impliquer aussi les ministres concernés, pas uniquement le personnel du MITD, de la CDU et du ministère de l’Égalité des Genres.
Lors de sa conférence de presse d’hier, au siège du Sun Trust à Port-Louis, Pravind Jugnauth a estimé qu’on est en train de faire du « cover-up » dans cette affaire. Il a soutenu cet argument avec maints détails et aussi au sujet des relations « serrées » du ministre Bunwaree avec l’enseignant en question. Il a dit avoir communiqué tous ces détails dans sa déposition à la police.
Selon lui, le ministre de l’Éducation était au courant de beaucoup de choses concernant cette affaire et aussi du mauvais comportement de l’enseignant envers son épouse. « Il a même violé un protection order émis en faveur de son épouse », a dit M. Jugnauth. Mais, a soutenu le leader du MSM, Vasant Bunwaree n’a jamais rapporté le cas à la police. « Au contraire, il a continué à défendre l’enseignant. »
Le ministre, a déclaré Pravind Jugnauth, a alors institué un Fact-Finding Committee, « mais ce comité est une farce car tous les faits sont déjà connus de la police. » La preuve, selon lui : « L’enseignant en question a lui-même déclaré en public qu’il ne se présenterait pas devant ce comité. »
Le leader du MSM a estimé que le ministre aurait dû step down à cause de cette affaire. À ce stade, il a déploré l’inaction du Premier ministre, Navin Ramgoolam, par rapport à cette affaire en disant : « Li abitye dir ki li pran sanksyon. Ki sanksyon li finn pran la ? » Il a ajouté que la balle est maintenant dans le camp de la police. « Que le commissaire de police assume ses responsabilités ek ki sa zafer-la pa fini koumsa », a-t-il prévenu.
Au lieu d’agir, a soutenu Pravind Jugnauth, la police l’a arrêté. « Mwa ki pe bizin reponn alor ki pedofil-la li deor ek minis pe kas pake. » Il dit n’être intéressé que par la justice et demande que des gens n’abusent pas de leur position au pouvoir pour commettre des abus.
Par ailleurs, le leader du MSM a qualifié de « cinéma » l’interrogatoire de Nita Deerpalsing jeudi aux Casernes centrales. Quant à Serge Petit, le CEO d’Airports of Mauritius, qui a d’abord déclaré jeudi que Nandanee Soornack n’avait aucune activité commerciale à l’aéroport avant de se rétracter, Pravind Jugnauth a réclamé sa démission.